Rappeler l’histoire, ce n’est pas plonger dans la mélancolie d’un passé meilleur, c’est justement se souvenir de ses racines, des valeurs et principes transmis, des expériences tentées, des réussites et parfois des échecs de ceux et celles qui nous ont précédés. Nous ne pouvons construire l’avenir sur une feuille blanche, une table rase, il se construit avec ce que nous sommes, ce que nous représentons, ce que nous souhaitons transmettre et qui porte nos projets.
J’évoque l’avenir mais celui d’un collectif, celui de notre Église, de notre Union d’Église, mais aussi tout simplement des paroisses et du consistoire. Toutes ces structures ne sont pas que des institutions ou administrations, elles vivent à travers les êtres humains qui s’engagent, en donnant de leur temps, de leur énergie.
En ce mois d’assemblée consistoriale, dans lequel nous nous poserons la question de la communication, mais aussi de nos comptes, des projets de paroisses et secteurs, des caps de notre Union d’Églises, je vous invite vous aussi à vous interroger en ce carême sur ce qui porte vos actions et vos paroles. Quelles sont les principes fondamentaux de votre éthique ? En quoi le protestantisme vous a guidés pour les distinguer ? Comment votre foi s’articule-t-elle avec cette éthique ?
Nous pouvons nous interroger seuls mais aussi le vivre en communauté, lors des études bibliques, dans des groupes de partage biblique, et être nourris des prédications entendues, des lectures personnelles. L’important n’est pas seulement de le savoir mais de s’enrichir mutuellement de nos différences de pensées. Je vous souhaite donc à toutes et tous un carême béni de rencontres et de discussions.
