…d’un lac glaciaire balançant encore au mois de juillet, quelques gros blocs de glace, d’un parterre d’edelweiss blotties à l’abri d’un rocher, d’anémones des glaciers qui, en se fanant lentement, se teintent délicatement de rose dans leur dernier souffle de vie ? Vous est-il arrivé de faire fuir une troupe de chamois ? Les longues randonnées dans les Alpes permettent de goûter à ces moments.
Jamais l’envie de souiller ces lieux avec les restes des pique-niques : papiers gras, boîtes de conserve ou bouteilles en plastique ne devrait traverser l’esprit… Et pourtant, même à haute altitude, vous est-il arrivé de suivre une flèche indiquant « Point de vue » et devoir, pour y parvenir, franchir un tas de déchets de toutes sortes ?
Comment des randonneurs peuvent-ils agir ainsi ? C’est triste à pleurer.
Nous voulons résolument nous inscrire dans l’espérance chrétienne d’une création renouvelée. Ce n’est pas toujours facile, mais nous ne devons pas sombrer dans un pessimisme fataliste. Tout en reconnaissant nos limites, nous voulons éveiller autour de nous le désir de protéger la création : ensemble, nous pouvons accomplir des choses extraordinaires.
Dieu donne à chacun des dons particuliers : dans la prière, dans l’amour, utilisons-les. Sans culpabiliser nos contemporains, nous sommes appelés à œuvrer pour quelque chose qui nous dépasse. Si chacun contribue, là où il est, cela fera une vraie différence.
« Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique sur toute la terre ! Ta majesté s’élève au-dessus des cieux.
Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées :
Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ? »
