© Fondation Édith Seltzer
Aide technique de couleur rouge pour utiliser le joystick d’un fauteuil roulant.
« Tout a commencé en septembre 2025, quand nous avons récupéré une ancienne imprimante 3D, explique Émilie Guillermin, chargée de projet système d’information à la Fondation Édith Seltzer. Nous nous sommes alors rapprochés de notre foyer de vie pour personnes en situation de handicap. » Une première aide technique imprimée en 3D a ainsi facilité les repas d’une femme alitée : elle avait tout simplement besoin d’un support pour tenir son pot de yahourt !
« Nous pouvons créer des pièces qui n’existent pas, faire du sur mesure, poursuit Éric Boéro, responsable sécurité du système d’information à la fondation. Cela évite par ailleurs d’acheter des pièces qui, produites en petites séries, sont très chères. » Le laboratoire interne à la fondation a donc multiplié les réalisations : pièces pour réparer des fauteuils, pour y accrocher une gourde, aides pour tenir un stylo, poignées pour couverts…
Un projet appelé à se développer
« Aujourd’hui nous produisons quotidiennement des aides techniques, ajoute Émilie Guillermin. Nous avons acheté une nouvelle imprimante 3D mais, à terme, nous aimerions en avoir deux ou trois pour développer ce projet. » Le laboratoire, qui produit déjà 15 à 20 objets par mois, pourrait ainsi augmenter sa production et répondre à plus de besoins, notamment en provenance d’autres institutions. Car le projet Adapti3D suscite de l’intérêt : il a été récompensé par le trophée de La Bonne Jeanne et va recevoir un prix Hélioscope-GMF.
© Fondation Édith Seltzer
L’établissement Le Bois de l’Ours du Centre médical Chant’Ours (Fondation Edith Seltzer), à Briançon.
Si vous souhaitez soutenir ce projet, vous pouvez faire un chèque à l’ordre de la Fondation Édith Seltzer et l’envoyer, en précisant qu’il s’agit d’un soutien au projet Adapti3D, à l’adresse : Fondation Édith Seltzer 118, route de Grenoble 05100 Briançon. Tél. : 04 92 25 30 30.
La fondation Édith Seltzer, d’hier à aujourd’hui
C’est suite au décès de leur sœur Edith, emportée par la tuberculose, que les infirmières protestantes Éveline et Madeleine Seltzer ouvrent le sanatorium de Chantoiseau. Il est inauguré à Briançon en 1933. Avec la régression de la tuberculose en France, l’activité de la fondation évolue dans les années 1970. Ses 500 salariés assurent aujourd’hui, dans les Hautes-Alpes, une mission de soins, d’accompagnement, de réinsertion et de formation, notamment auprès de personnes malades, handicapées ou en difficulté sociale. Membre de la Fédération de l’entraide protestante, la fondation Édith Seltzer bénéficie du soutien de la communauté protestante du Briançonnais : visites aux malades hospitalisés, organisation de cultes ou encore participation de bénévoles à sa vie institutionnelle.
