Aurore, notre conductrice de car, s’est révélée un atout précieux et profondément bienveillant tout au long du voyage, veillant à ce que chacun ait de l’eau fraîche et aidant ceux qui en avaient besoin. Tout au long de notre périple, une vaillante troupe de chanteurs a animé le trajet.
Une pause déjeuner sur l’aire d’Ay-guesvives, au bord du canal du Midi, a permis de profiter d’un moment paisible avant de reprendre la route vers le centre d’hébergement de Val de l’Hort à Anduze. L’endroit était calme et nous avons été répartis dans des dortoirs et des chambres. La première nuit fut un peu éprouvante, eu égard à la chaleur caniculaire qui avait décidé de s’installer sur toute la région !
Le 5 septembre, nous visitons le temple de Saint-Jean-du-Gard où Nelly, historienne locale, retrace
l’histoire des révoltes cévenoles. L’après-midi, une escapade en vélo-rail sous un soleil de plomb met nos organismes à rude épreuve. Le lendemain, escale au musée du Désert, où un guide passionnant nous explique l’histoire des protestants et leur résistance face aux persécutions. L’après-midi, les ombrages de la bambouseraie d’Anduze constituent un abri salvateur.
Femme, foi, résistance
Dimanche, point d’orgue de notre séjour dans le parc du musée du Désert à Mialet. Des milliers de protestants présents, y compris de nombreux jeunes, ce qui est rare dans la région. Après un rapide tour des stands, chacun installe son fauteuil à l’ombre pour un temps de culte. L’orchestre et la chorale entament la musique d’ouverture et voici qu’entrent en scène les pasteurs. Un long défilé de pasteurs qui fait dire à mes collègues : « avec tous ces pasteurs, il y en a bien un qui va venir chez nous ! ».
Le thème de cette édition 2026 était « femme, foi, résistance ». Nous profitons pleinement de la prédication marquante de la pasteure Sandrine Maurot. Puis vient un moment de détente à travers la pause déjeuner. Les plus courageux suivent ensuite la série d’interventions de l’après-midi. Cependant, quelques-uns ne résistent pas à la tentation de la dégustation d’une bonne glace à Anduze, moment agréable s’il en fut.
Sollicitude
Le dernier soir au Val de l’Hort, nous remercions le personnel en apprenant un chant en malgache. Les jeux de société et les discussions animent notre soirée, permettant d’aborder des sujets variés, y compris les défis rencontrés par d’autres paroisses dont quelques membres logeaient avec nous.
En définitive, au-delà de l’organisation exemplaire et de tout ce que j’ai pu découvrir, ce qui m’a fait le plus plaisir a été de voir la sollicitude des participants les uns envers les autres. Pas une entraide convenue mais une attention réelle et spontanée à l’égard de tous, sans exception.
Je reviendrai dans les Cévennes avec ma famille et mes amis pour leur faire découvrir le musée, la bambouseraie et tous les sites autour d’Anduze qu’il me reste à visiter.
Le retour à Salies le 7 septembre a été empreint d’un mélange de tristesse et de joie, chacun se remémorant les moments partagés et la solidarité qui s’était créée au cours de ce voyage enrichissant.
