|
Quelle place sera faite aux Kanak si le résultat du référendum donne une large majorité aux non-indépendantistes ? Nier leur place particulière dans la Nouvelle-Calédonie de demain serait perpétuer les injustices vécues durant la colonisation. Alors qu’ils ont échappé de peu à la disparition en 1902.
Décolonisation sans indépendance ?
Pour la France, il s’agit de réussir son dernier acte de décolonisation. Celui-ci pourrait ne pas rimer avec pleine indépendance. Les ressources de nickel et les eaux territoriales sont en jeu. Dans les cartons des ministères français et du gouvernement calédonien se réfléchissent des schémas instituant un État calédonien associé à la France, ou une fédération au sein de la République française…
|
|
![]() Jeunes caldoches et kanak sur la plage de Tieti
|
|
Calculer ses interdépendances…
L’Église protestante de Kanaky Nouvelle-Calédonie (EPKNC) est portée aujourd’hui par le thème Concitoyens d’un pays nouveau (Éphésiens 2.19). Elle souhaite encourager ses fidèles à préparer et à vivre la période référendaire qui s’ouvre dans la responsabilité, le respect mutuel et dans la paix. Selon l’Église protestante, ce referendum engage le peuple de Dieu à être responsable, digne et ouvert pour que le choix soit un acte de construction, quel qu’en soit le résultat.
La souveraineté, c’est le droit de choisir ses partenaires, écrivait Jean-Marie Tjibaou, pour un petit pays comme le nôtre, l’indépendance c’est de bien calculer les interdépendances. Tout est dit par celui qui, avec Jacques Lafleur et leur célèbre poignée de main, est devenu la référence kanak dans le processus de décolonisation que vit la Nouvelle-Calédonie depuis 30 ans.
|

