L’hypnose conversationnelle

La bienveillance est présente dans tous les domaines. Le domaine médical y est de plus en plus attentif. Les patients ont tout à y gagner ainsi que l’équipe soignante.

On a tous vécu des événements traumatisants dans le domaine médical. Ce peut être un soin qui s’est avéré douloureux, car les paroles du soignant ont augmenté notre stress. Un exemple typique de ces paroles qui peuvent provoquer le stress du patient : le traditionnel « Attention, je pique, ça ne va pas faire mal ! » La phrase est centrée autour d’une formulation négative (« ça ne va pas faire mal ») et surtout commence par une mise en garde, déniant toute réalité aux mots qui suivent ! Par ces paroles, le patient se focalise sur le négatif : il s’attend à la piqûre du soignant, se crispe à l’idée du mal, de la douleur imminente…

 

 

 

L’hypnose conversationnelle, à mille lieues des stéréotypes

 

(© hans – pixabay – CC0)

 

De l’art de la conversation

 

Aujourd’hui, de nombreux professionnels de santé se forment à l’hypnose médicale dont fait partie l’hypnose conversationnelle. Elle commence dès l’accueil du patient. Le soignant l’écoute avec attention et bienveillance pour employer dans la suite un langage adapté et agréable permettant au patient de se préparer à accueillir au mieux le soin qui va suivre. Cela passe souvent par une reformulation positive des appréhensions et des craintes du patient et passe par l’invitation à rechercher le bien-être en soi, au-delà des désagréments du soi lui-même. « Si j’ai bien compris, vous avez peur d’avoir mal pendant le soin. Je vais donc tout faire pour que cela se passe au mieux. Prenez la position qui vous convient, et pendant que vous me laissez votre bras pour que je réalise ce soin qui ne sera peut-être pas très agréable, laissez votre tête se réfugier dans un endroit calme et apaisant ! »

 

 

Augmenter le confort

 

Le soignant montre au patient qu’il a compris ses angoisses, puis lui permet de chercher en lui du bien-être. C’est pourquoi l’hypnopraticien n’utilise pas l’échelle de la douleur, renvoyant le patient à son mal. Il préfère recourir à l’échelle du confort. Quand le patient arrive, il se situe, à l’invitation du praticien, sur l’échelle du confort, par un chiffre situé entre 1 et 10. Dès lors, le patient recherche sa zone de confort. Pendant le soin, le soignant peut en outre lui demander de tout faire pour augmenter le chiffre sur lequel il se situait.

 

Souvent définie comme un état modifié de conscience, l’hypnose est avant tout un art de la relation et de la communication. Il s’agit de susciter chez l’interlocuteur l’attention, la motivation et la flexibilité nécessaires pour réaliser un soin dans le plus grand cadre de confort pour lui. Tous ces changements de formulation sont bénéfiques pour tous, patients et praticiens.

 

 

 

 

 

 

#Dossiers

Nos titres

Échanges
Ensemble
Le Cep
Le nouveau messager
N°446 - juin 2020
Le Protestant de l'Ouest
Le Ralliement
Liens protestants
Paroles protestantes Est-Montbéliard
Paroles protestantes Paris
Réveil

À la découverte des protestants en région

Pour aller plus loin

Se sentir appelé
Faire face au manque de pasteurs
Se sentir appelé
Un dimanche – j’avais une douzaine d’années – j’ai lu durant le culte le texte biblique, à la demande du pasteur. À la sortie, un homme qui m’était inconnu, est venu me serrer la main : « Monsieur, vous serez pasteur ou avocat ! »
Former des animateurs de culte et des prédicateurs laïcs
Faire face au manque de pasteurs
Former des animateurs de culte et des prédicateurs laïcs
Aujourd’hui, nous manquons de pasteurs : la plupart des églises locales vivent au moins une vacance pastorale. La solution : des cultes dominicaux assurés par des paroissiens ?
Les ministères particuliers à l’UEPAL
Faire face au manque de pasteurs
Les ministères particuliers à l’UEPAL
L’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (Uepal), dont les pasteurs sont rémunérés par l’état, n’échappe pas à la baisse des effectifs pastoraux. Pour y faire face, elle a notamment mis en place des ministères particuliers.
Ministères en tension : le défi de la relève
Faire face au manque de pasteurs
Ministères en tension : le défi de la relève
Alors que de nombreux pasteurs partent à la retraite, les commissions des ministères de l’Église protestante unie de France (EPUdF) et de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (Uepal) se retrouvent devant une équation complexe : comment maintenir l’exigence théologique tout en parant à l’urgence symbolisée par des chaires vides ?
Prendre soin du ministère pastoral
Faire face au manque de pasteurs
Prendre soin du ministère pastoral
Epuisement professionnel, harcèlement, racisme, persistance du sexisme, y compris au sein du « corps » pastoral… La multiplication de ces situations a poussé l’institution ecclésiale à prendre des mesures pour améliorer l’accompagnement des pasteurs.
Mourir pour l’Évangile : d’accord, mais de mort lente
Faire face au manque de pasteurs
Mourir pour l’Évangile : d’accord, mais de mort lente
Les institutions adorent les vocations quand elles permettent de demander plus avec moins. La vocation sert trop souvent à rendre naturel le surinvestissement : tu es appelé, donc tu comptes moins tes heures ; tu sers, donc tu ne te plains pas ; tu aimes, donc tu t’épuises.
Jérôme Cottin : « Le métier de pasteur reste attractif »
Faire face au manque de pasteurs
Jérôme Cottin : « Le métier de pasteur reste attractif »
Jérôme Cottin, professeur de théologie pratique à la faculté de théologie protestante de l’université de Strasbourg, a récemment écrit un livre sur les pasteurs(1). Dans cet entretien, il relative la « crise » des vocations pastorales.
Quand l’interculturel transforme nos paroisses
Vivre l'Église Universelle
Quand l’interculturel transforme nos paroisses
La question de l’interculturalité traverse la vie de nombreuses paroisses de l’Église protestante unie de France. Elle touche à l’essence même de ce que nous croyons être l’Église. Je propose ci-dessous quelques éléments de cette réflexion, nourris par une enquête menée dans quatre paroisses de la région parisienne et la conviction que l’Église universelle se joue d’abord ici, dans nos assemblées locales.
L’Église universelle
Vivre l'Église Universelle
L’Église universelle
Elle était au cœur des synodes régionaux en 2025, elle sera le sujet du synode national de l’EPUdF en 2026. Mais quelle est-elle cette Église universelle ? Au loin, au proche, visible ou invisible ?