Ils osent désormais contredire le président omnipotent au nom du respect du droit international et de la souveraineté territoriale de l’un des leurs. Devant leur détermination, le milliardaire a reculé et semble, au moins provisoirement, renoncer à son OPA sur le territoire autonome danois.
Le principe qui semblait prévaloir dans cette affaire, la loi du plus fort, est en totale contradiction avec celui de l’évangile, que Paul exprime ainsi : « Dieu a choisi ce qui est faible dans le monde pour faire honte à ce qui est fort » (1 Cor 1.27). Notre résistance doit donc aussi être spirituelle, comme celle de Marie Durand (1711-1776) qui aurait gravé sur la margelle du puits de la Tour de Constance ce mot si puissant : « résister ». Emprisonnée pour sa foi protestante, elle résista pendant toute sa détention, 38 ans, à la tentation de l’abjuration.
Aujourd’hui, en France, nous ne sommes plus inquiétés pour notre foi. Mais nous devons résister à la remise en question de principes qui en découlent, comme l’attention portée aux plus faibles. Car y renoncer amène à cautionner des actes inhumains comme ceux commis par la police de l’immigration américaine qui a tué deux militants en janvier à Minneapolis. Continuons donc de résister, en paroles et en actes, pour rester fidèles à l’esprit de l’évangile.
