Les musulmans sont nombreux à le respecter et ils jeûnent pendant ce temps bon an mal an, qu’il pleuve qu’il neige, par tradition, par conviction – je ne le sais pas. Alors pourquoi pas les chrétiens ? Bonne question.
Nous le savons, le temps de carême est un temps de préparation, de repentance, de recueillement. Sept semaines qui nous permettent de revenir à l’essentiel de notre foi, de notre vie. Sept semaines pour mettre de côté nos préoccupations habituelles. Allons-y !

En Allemagne existe un mouvement Sieben Wochen ohne (« Sept semaines sans ») pour vivre ce temps – seul·e, en communauté, en famille, entre ami·e·s en se lançant un défi : à quoi voulons-nous renoncer pendant ces sept semaines ? J’ai essayé cette formule. C’était une démarche plutôt personnelle ; elle m’a permis de connaître mes addictions : sept semaines sans alcool – n’a pas été un défi ; sept semaines sans ordinateur – impossible, mais je peux l’utiliser moins que d’habitude ; sept semaines sans télévision – c’est très facile puisque je n’en ai pas ; sept semaines sans chocolat – là c’était comme une révélation. Une année, j’ai vécu avec l’équivalent du RSA et j’ai donné le plus de mon salaire à différentes associations.
L’action « Sept semaines sans » est devenue une réflexion « Sept semaines avec… » plus d’attention envers autrui, plus de miséricorde, plus de gentillesse. Une newsletter propose des méditations à partir d’un texte biblique qui illustre le thème choisi. L’année dernière c’était « Sept semaines sans panique ». Pour 2026 l’équipe propose « Sept semaines sans dureté/sévérité – sept semaines avec plus d’émotion ». Pour ne pas faire cela dans son coin on peut se joindre à un groupe de jeûne dans son secteur ou par Zoom, et on peut commander plusieurs supports : différents calendriers, un livre de méditation, un livre qui explique le jeûne côté protestant. Comme chaque année je vais lire attentivement les méditations et je vais essayer d’être moins dure envers moi-même et autrui.
