Bases communes

En classe de terminale, j’acquis à la demande de mon professeur de français le Vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines de Louis-Marie Morfaux.

Le libraire agrémentait la transaction commerciale d’un joyeux « Le Morfaux, c’est ce qu’ il vous faut ! ». Les concepts des disciplines littéraires s’y définissaient avec précision. C’était la garantie d’une harmonie durable : tout le monde s’accordait sur le sens des mots, nous échangions sur des bases communes.

 

La volonté de ne pas définir clairement un concept aussi vaste que celui d’Église universelle, et de se satisfaire d’un faisceau de points très divers, a certainement une justification. Elle présente sans doute autant d’avantages (liberté d’interprétation, possibilités infinies de débat) que d’inconvénients (des notions variablement partagées, ce qui peut compromettre les chances d’une action commune). Certains défendront l’œcuménisme quand d’autres parleront du Defap. Tous cependant sont invités par l’EPUdF à œuvrer pour « rendre notre terre habitable » en comptant sur nos relations internationales.
C’est évidemment un noble but, mais qu’allons-nous faire ? Mettre un terme à la faim dans le monde, aux conflits armés ? Imposer la justice à travers le monde ? Je crains que nous ne disposions pas de la masse critique. Cela ne nous voue pas à l’inaction pour autant, car la personne assise sur le trottoir de ma rue a faim tout comme l’enfant éthiopien. Penser l’Église universelle, ce peut-être, aussi, viser local.

 

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