Le conseil a repris le chantier d’alignement entre vision, objectifs et moyens. Deux objectifs ont été placés au centre : libérer la vie de l’Église pour essayer de nouvelles manières de vivre l’Église, et tenir ensemble trois dimensions de la vie chrétienne – être accueilli, être disciple, être missionnaire. Ces trois dimensions ne sont pas pensées comme un parcours obligatoire, mais comme des réalités concomitantes.
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Sortir du modèle unique
Dans cette logique, le conseil travaille à atténuer le modèle unique de la vie d’Église, souvent résumé au schéma « pasteur + association cultuelle + temple + territoire ». L’enjeu n’est pas de dévaluer les formes paroissiales classiques, mais de légitimer une pluralité de pratiques et de lutter contre l’esprit de propriété et l’esprit de survie. Des pistes concrètes ont été évoquées : Églises de consistoire ou de secteur, culte en semaine, culte de maison, travail en équipe, mutualisation, partenariats, formes plus souples selon les réalités locales. Le conseil veut maintenant passer de l’intuition à la méthode : recenser les formes d’« Église vécue » déjà éprouvées, repérer des personnes et des lieux prêts à expérimenter, lancer deux ou trois expériences concrètes et accompagner ces projets dans une logique d’incubateur. La communication, la jeunesse, l’interculturalité et l’écologie sont pensées comme des leviers transversaux, non comme des cibles séparées.
Les services régionaux au service de la vision
La séance a aussi permis d’entendre plusieurs responsables de services régionaux. Le service communication a présenté le travail autour de Paroles protestantes, de l’émission sur Fréquence protestante, du mémento, de la newsletter et de l’accompagnement des paroisses. Parmi les priorités à venir : un réseau des communicants de paroisse, le renforcement de la présence régionale sur les réseaux sociaux, l’intégration du cahier 2 de Paroles protestantes dans le cahier 1 à partir de septembre 2026, ainsi que la communication autour de la construction du temple d’Étampes.
Le service formation a rappelé un travail structuré autour de l’accueil, des outils pédagogiques, de la prédication, de la musique et d’une future session de premiers secours en santé mentale. Une réflexion sur l’Église comme « lieu sûr » est aussi engagée. Le parcours interculturel entre dans une phase pratique avec des focus groupes et la méthode EDTA. Du côté de la jeunesse et de l’aumônerie étudiante du plateau de Saclay, de nouveaux formats apparaissent : un événement Web « Montée vers Pâques », une communauté WhatsApp jeunesse et la préparation d’un démarrage à la rentrée de septembre. Enfin, le service juridique régional s’appuie désormais sur une équipe de dix juristes bénévoles au service des Églises locales et de la région.
Quelques points d’information
Quelques points d’information ont été partagés : des comptes 2025 encore déficitaires, mais avec un résultat final de 56 801 €, inférieur au déficit annoncé dans les comptes provisoires de février et au budget voté par le synode de novembre 2024 ; la validation à l’unanimité des mandats de célébration des prédicateurs laïcs pour 2026-2027 ; le choix de pasteurs référents pour plusieurs paroisses vacantes ; et l’avancée du projet du futur temple d’Étampes, dont le permis de construire a été déposé le 13 mars. La prochaine séance poursuivra ce travail sur la répartition des tâches, le calendrier opérationnel et les moyens nécessaires.
