Cette histoire a amené les responsables de cette colline à imaginer un projet : célébrer les trente ans de la Rencontre interreligieuse de prière pour la paix, qui s’était tenue à Assise, en Italie, le 27 octobre 1986. Cette idée rencontra un grand intérêt de la part des diverses traditions spirituelles environnantes. Il s’agit en effet de contribuer à la paix en favorisant le dialogue interreligieux à une époque où les religions sont souvent évoquées comme source de conflits. Il importe donc de montrer que les membres de diverses religions peuvent se rassembler pour mieux se connaître et tisser des relations fraternelles.
© Élisabeth Relange
Des rencontres thématiques
Ainsi sont nées les Journées interreligieuses de Notre-Dame-du-Haut, à Ronchamp. L’équipe qui les organise est composée de représentants de l’association gestionnaire des lieux, de religieuses demeurant sur place et de représentants des groupes interreligieux des diocèses de Besançon et de Belfort-Montbéliard.
Un thème est proposé chaque année, à partir duquel les intervenants sont invités à présenter le sujet selon leur tradition religieuse. Ces thèmes sont très variés et illustrés très différemment.
– Prendre soin de la Création, don de Dieu aux hommes, en 2017.
– Passeurs et bâtisseurs de paix en laïcité : un lieu pour vivre ensemble (en lien avec l’exposition de la Mucem à la Porterie « Les lieux saints partagés »), en 2018.
– Marie la chrétienne, Marie la musulmane, en 2019.
– Souffle et musiques sacrées, en 2020.
– Le chant et l’espace, en 2021.
– Mouvement et immobilité, en 2022.
– Le pèlerinage, en 2023.
– Des ténèbres à la lumière, en 2024.
– L’eau dans nos différentes traditions spirituelles, en 2025.
Une approche plurielle
Ces rencontres commencent généralement par un pique-nique convivial, suivi par les présentations du thème par les intervenants de chaque tradition spirituelle. Le christianisme est représenté par un catholique ou un protestant ou parfois les deux. Les conférences sont complétées par des approches du thème sur d’autres modes : chants ou musiques, danses, présentation de tableaux, marches, échanges… Les rencontres s’achèvent autour d’un goûter pour permettre aux participants d’échanger entre eux et avec les intervenants. Le nombre de participants à ces journées varie entre 60 et 150.
© Élisabeth Relange
Quand la sagesse se partage
En 2026 (31 mai) le thème proposé est « Une sagesse pour vivre ? ». Cette 10e rencontre permettra d’écouter ensemble la voix des sages du patrimoine spirituel de l’humanité. Ces chercheurs de lumière et de vérité nous invitent à nous dépouiller des certitudes agressives que nous impose la brutalité du monde. Josiane Kahn parlera de la sagesse dans le judaïsme ; le pasteur Marc-Frédéric Muller présentera un point de vue chrétien, le Lama Tsultrim évoquera l’approche bouddhiste de la sagesse, enfin Mohamed Bouketir exposera le regard de l’islam. Chaque intervention sera accompagnée de musiques et de chants propres à chaque tradition.
