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Françoise Giffard
Quel est votre rôle dans le projet Zacharie ?
Je faisais partie du comité de pilotage à la demande du président de la région Ouest. Le projet étant devenu national, son pilote est aujourd’hui le pasteur Luc-Olivier Bosset, secrétaire national à l’évangélisation. Et je fais équipe avec lui, pour transmettre l’esprit du projet.
Quand et pourquoi ce projet a-t-il vu le jour ?
C’est une question de rencontre. Le pasteur EPUdf Andy Buckler repartait à Londres. Il a parlé du renouveau anglican et une délégation est allée voir ce qui se passait en Angleterre. La région Ouest a alors eu l’idée d’envoyer des églises locales à Londres, dans sa paroisse, St Barnabas, pour des visites apprenantes. Elle a baptisé ce projet « Zacharie » car, selon ce prophète, Dieu ne méprise pas le jour des petits commencements.
Quel est le principe de ce projet ?
C’est de comprendre la logique qui est à la base de ce qu’ils font, à Londres ou maintenant aussi à Nöbdenitz, un village en Allemagne. Comment ont-ils fait pour relancer une dynamique ecclésiale ? La logique des deux lieux a été de se mettre à l’écoute de leur environnement, des besoins du quartier ou du village.
Et qu’ont-ils mis en place concrètement ?
Le quartier de St Barnabas est plutôt riche, avec des gens qui travaillent beaucoup. La paroisse a ainsi proposé des moments pour que les parents soient avec leurs enfants : de temps à autre, l’église se transforme en aire de jeux ! Ils proposent aussi quatre cultes le dimanche, avec l’idée que tous les cultes ne conviennent pas à tous. Il y a un culte traditionnel le matin à 9 h, suivi d’un culte des familles, avec un style louange. Le dimanche après-midi, ils proposent un culte en français et le soir un culte create, plus participatif.
Comment se passe un séjour sur place ?
Le séjour à Londres a souvent lieu du samedi au mercredi, pour trois ou quatre paroisses. Le programme est riche : participation aux quatre cultes, rencontre de l’équipe de St Barnabas, visite du Gregory Center for Church Multiplication, marche de prière, visite d’autres Églises avec des sensibilités théologiques variées, pour voir d’autres projets innovants… L’idée n’est pas de reproduire ce qui est vu, mais de comprendre la logique à la base du renouveau. Pendant le séjour nous proposons des temps mettant en œuvre une pédagogie qui aide au changement de regard, suscite une ouverture, une audace, une conscience nouvelle du possible.
De retour en France, quelle est la suite ?
En région Ouest, nous avons organisé un Zacharie Day pour échanger, et certaines paroisses viennent rendre visite à celles qui sont parties. Les régions participantes nomment en général un responsable pour accompagner le retour. Et dans les paroisses des initiatives voient le jour, comme par exemple le lancement à Nantes d’un culte inspiré du culte create. Le projet Zacharie fait tomber des barrières pour les Églises locales qui ont vraiment envie de renouveler leur dynamique.
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Culte famille, avec groupe de louange, à la paroisse anglicane St Barnabas (Londres)
