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Roger Foehrlé, le conférencier de mois de juin invité par le groupe Évangile et Liberté de Nîmes
Jean‑Claude Martin, pour commencer, pouvez‑vous définir ce qu’est le groupe Évangile et Liberté de Nîmes et rappeler son histoire ?
Jean‑Claude Martin : Le groupe existe depuis de nombreuses années à la Maison du protestantisme de Nîmes. Il a longtemps été animé par Didier Travier, jusqu’en juin 2024. J’ai pris le relais à la rentrée suivante, en binôme avec le pasteur Michel Jas. Chaque séance, ouverte à tous, propose un débat autour d’un thème situé à la croisée de l’éthique, de la science et de la théologie. Le sujet du mois est annoncé dans Le Croco réformé, ce qui permet à chacun de nous rejoindre librement.
Quelles sont vos intentions en animant un tel groupe ?
Jean‑Claude Martin : Notre ambition est de proposer une pensée chrétienne compatible avec les connaissances modernes. Nous voulons transmettre une foi vivante à nos enfants et petits‑enfants, dans un monde où les repères évoluent très vite. Cela suppose une approche non dogmatique, ouverte aux sciences, aux questionnements philosophiques et aux enjeux contemporains.
Comment avez‑vous structuré les rencontres de l’année 2025‑2026 ?
Jean‑Claude Martin : Nous avons exploré des domaines très variés. La pensée d’André Gounelle, la philosophie de Paul Ricœur présentée par Dominique Gour, la théologie du process avec le pasteur Roger Foehrlé, ou encore la place des femmes dans l’Évangile à partir du livre de Christine Pedotti. Nous avons aussi abordé des sujets de société majeurs : les promesses et les risques de l’intelligence artificielle, ou encore les bouleversements génétiques liés à CRISPR‑Cas9. L’idée est toujours de croiser les regards et de nourrir une réflexion exigeante.
Quels seront vos axes de travail pour 2026‑2027 ?
Jean‑Claude Martin : Nous ouvrirons l’année avec une exploration de l’universel dans les religions, à partir de L’Intuition de l’infini de Bernard Reymond et du Dieu auquel je crois d’Armand Abécassis. Nous poursuivrons avec une réflexion sur ce que la mécanique quantique peut apporter à la théologie, puis une lecture théologique du biomimétisme. Ces thèmes entreront en résonance avec les Journées du protestantisme de liberté, qui se tiennent chaque année au Lazaret de Sète.
Justement, quels liens entretenez‑vous avec ces journées d’octobre ?
Jean‑Claude Martin : Ils sont très étroits. Le thème de cette année – « Dans le chaos du monde, penser, espérer » – rassemblera de nombreux intervenants les 10 et 11 octobre. Nous invitons régulièrement certains conférenciers rencontrés à Sète pour prolonger leurs interventions à Nîmes. Ces journées nous permettent aussi d’élargir notre public : plusieurs participants rejoignent ensuite nos rencontres mensuelles. C’est un enrichissement mutuel et une dynamique que nous espérons poursuivre.
