Le Grand KIFF, lieu de formation ?

« Le Grand KIFF comme lieu de formation » : j’avoue n’avoir pas été tout de suite très inspirée par cette proposition d’article. Les événements d’Église, pour moi, ce sont des moments de plaisir, pas des temps de formation.

Et puis, en relisant l’e-mail de sollicitation pour un article, une formulation m’a interpellée : « formation spirituelle ». Je n’avais pas pensé que la foi pouvait faire l’objet d’une formation, et pourtant… Le Grand KIFF et autres événements d’Église m’ont notamment offert un cadre de réflexion privilégié qui m’a permis de développer mon esprit critique et ma pensée spirituelle. J’ai le souvenir d’un « CARaimant’Kiff » où un temps spi s’est transformé en long débat passionné, qui s’est poursuivi pendant le repas et le temps libre… Je m’étais, ce jour-là, particulièrement bien entendue avec les membres de mon groupe, nous avions plus ou moins la même approche du texte et nous nous indiquions les uns aux autres des points de détail pour poursuivre la réflexion.

 

 

Mais, pour exaltants que puissent être ces moments, les échanges avec les personnes qui, au contraire, ne sont pas sur la même longueur d’onde que moi sont d’autant plus enrichissants. Le format de ces événements, souvent pensé pour mélanger des gens qui ne se connaissent pas ou ne seraient pas spontanément allés les uns vers les autres, favorise cet échange. Et plus largement, je dirais que cela est aussi formateur sur le plan humain, puisqu’en provoquant le débat et l’échange entre des personnes qui n’ont à première vue rien en commun, cela m’a bien souvent interpellée sur mes idées reçues : « Tiens, telle personne, je n’aurais pas imaginé qu’elle ait ce point de vue, ces valeurs, ces croyances… » Et malgré des années de CARaimant’Kiff mes préjugés me surprennent encore par moments ! Comme quoi, on n’a jamais fini de se former !

 

© Grand KIFF

 

 

 

 

 

 

 

#Actualité #Dossiers #Grand Kiff

Nos titres

Échanges
Ensemble
Le Cep
Le nouveau messager
N°446 - juin 2020
Le Protestant de l'Ouest
Le Ralliement
Liens protestants
Paroles protestantes Est-Montbéliard
Paroles protestantes Paris
Réveil

Pour aller plus loin

Vosges-Meurthe : Saint-Dié, Raon-L’étape, Senones et Baccarat
Dossiers
Vosges-Meurthe : Saint-Dié, Raon-L’étape, Senones et Baccarat
Un peu de géographie : notre paroisse, située sur les contreforts des Vosges dans le bassin de la haute Meurthe, est constituée des paroisses de Saint-Dié des Vosges et de Raon-Senones-Baccarat.
Protestants à Besançon : mémoire d’une minorité, foi en chemin
Dossiers
Protestants à Besançon : mémoire d’une minorité, foi en chemin
L’histoire des protestants de Besançon et de ses environs, du Pays de Montbéliard à la Suisse voisine, est riche et contrastée. Elle est marquée par des élans spirituels, des périodes de violence et d’exclusion, mais aussi par une fidélité durable, des reconstructions discrètes et un fort engagement social et éducatif. Se souvenir de ce passé ne relève pas seulement de l’histoire : il éclaire l’identité présente et ouvre des perspectives pour l’avenir.
Meuse-Sud : Bar-le-Duc et Saint-Dizier
Dossiers
Meuse-Sud : Bar-le-Duc et Saint-Dizier
Sauvés de l'extinction par les Alsaciens ! C’est au XVIe siècle que le protestantisme apparaît dans cette région, mais il disparaît rapidement suite aux répressions initiées par la Contre-Réforme.
Protestants dans le Jura : racines et renouveau
Dossiers
Protestants dans le Jura : racines et renouveau
De la Réforme jusqu’au début du XIXe siècle, aucune présence protestante durable n’est attestée dans le Jura. Cette situation s’explique par l’histoire politique et religieuse de la région.
Dijon : une présence rompue et reconstruite
Dossiers
Dijon : une présence rompue et reconstruite
En Bourgogne, les premières traces du protestantisme apparaissent vers 1530, par la diffusion de livres et l’arrivée de personnes « soupçonnées d’hérésie » (vaudoise ou luthérienne), sévèrement réprimées.
Épinal-Thaon : à travers les épreuves
Dossiers
Épinal-Thaon : à travers les épreuves
Au XVIe siècle (1544-1580), quelques habitants d’Épinal adhèrent à la Réforme sans pouvoir fonder d’Église, en raison de la politique répressive des ducs de Lorraine, fervents défenseurs de la Contre-Réforme. Environ quarante protestants s’exilent alors vers des terres acquises à la Réforme, notamment Strasbourg, Genève, Sainte-Marie-aux-Mines ou Montbéliard.
Montbéliard, une terre de réforme
Dossiers
Montbéliard, une terre de réforme
Le protestantisme s’implante dans la région de Montbéliard dès les débuts de la Réforme. Contrairement à la Suisse voisine, où la Réforme naît d’un large mouvement populaire, son adoption à Montbéliard résulta d’une décision politique : le comté était alors rattaché au Wurtemberg, dont le prince choisit d’introduire la nouvelle foi.
Belfort-Giromagny : L’enjeu de l’accueil
Dossiers
Belfort-Giromagny : L’enjeu de l’accueil
À l’époque de la Réforme, Belfort, sous domination habsbourgeoise, reste catholique, contrairement au Pays de Montbéliard voisin, converti au protestantisme.
Vésoul, entre héritage et défis contemporains
Dossiers
Vésoul, entre héritage et défis contemporains
Dès 1841, un document atteste l’existence d’une communauté protestante à Vesoul, fondée par trois artisans suisses ; les premiers cultes se tiennent au domicile de l’un d’eux. En 1842, la duchesse Hélène d’Orléans, protestante, offre à la jeune paroisse un service de communion en métal argenté, sur recommandation du pasteur Cuvier.