Aneth Hembert

Avec une première prise de conscience à 17 ans, lors d’un camp scout chez une paysanne dans les Alpes, elle est aujourd’hui doctorante en urbanisme et aménagement – planification climatique.

J’ai 23 ans et mon chemin d’engagement a pris plusieurs virages, jusqu’à atterrir chez les Jeunes Écologistes.

 

Mon engagement pour l’écologie est né très tôt d’une émotion : la colère. La colère de vivre dans un territoire, un pays, une Europe, un monde où le tournant vers une transition écologique incontournable tarde à se mettre en route. Nos possibilités sont limitées. Il nous faut trouver un espace entre un monde capitaliste et productiviste sur le point de basculer et un monde qui se dessine déjà à partir de volontés fortes et d’alternatives qui gagneraient à être accompagnées par des politiques structurelles.

 

(© A. Hembert)

 

 

 

Consciente de l’urgence d’agir, je suis passée par plusieurs associations, des Colibris à la création d’un Repair Café et d’un Circuit-court à l’université pour faciliter l’accès des étudiant·e·s à une alimentation saine et locale. Prendre du recul sur ces expériences me permet de dire que si l’associatif est incontournable, il est nécessaire d’avoir une caisse de résonance politique pour enclencher une transition réelle.

 

Depuis septembre 2020, je suis co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes, organisation de jeunesse de l’écologie politique qui aborde l’ensemble des sujets sociétaux. Ici, plus question de parler d’environnement et de social séparément ; cela va ensemble, en plus du féminisme, de l’antiracisme, de l’économie, des droits humains, des droits du vivant, etc. En deux mots, nous faisons de l’écologie politique.

 

Notre système politico-économique repose sur des logiques de dominations : des entreprises sur les droits humains et le vivant, des riches sur les pauvres, des moyens de production agricole par des multinationales, du patriarcat, des pays du Nord sur les pays du Sud, aboutissant au système climaticide actuel. L’écologie politique porte un message de paix en remettant au cœur du projet l’humain, la justice, la démocratie et les écosystèmes.

 

 

 

 

 

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