Pierre Georgy

Ce jeune professeur d’histoire-géographie dans un collège difficile fait le choix d’agir sur le terrain.

Pierre Georgy s’appuie beaucoup sur son passage chez les Éclaireuses et éclaireurs unionistes de France (EEUdF) dans sa pédagogie. Ces années auprès des enfants et des jeunes lui ont également donné le goût d’une vie proche de la nature et qui cherche sans cesse son équilibre entre les différents lieux d’engagement. « Je n’ai jamais été engagé au niveau national des EEUdF, parce que j’ai besoin de voir concrètement le résultat de ce que je fais. La stratégie, la réflexion à long terme, ce n’est pas vraiment mon truc ; j’ai besoin de me sentir utile pour des gens que je peux voir sur le terrain », dit celui qui a eu des responsabilités locales, puis dans l’équipe régionale. Aujourd’hui, s’il ne campe plus avec les jeunes, il continue à les accompagner en tant que conseiller de groupe local.

 

(© P. Georgy)

 

 

 

 « Vivre des projets avec les éclaireurs depuis mon enfance m’a appris à tenir compte des différences. En tant que professeur, j’essaie d’y être attentif, de m’adapter à chacun lorsque je prépare mes cours. » Cette attention aux autres est également une attention à soi et à son environnement, que Pierre tente de vivre au jour le jour, au collège, auprès des éclaireurs, mais aussi dans sa vie personnelle, avec sa compagne Anaïs et leur enfant de quatre mois : « dans tous les domaines, nous prenons le temps de faire les choses : il faut du temps pour que les choses se construisent et le fassent solidement. C’est entre autres pourquoi j’ai pris un congé parental à mi-temps pour m’occuper de notre enfant. Je suis ainsi également beaucoup plus disponible pour mes élèves », conclut Pierre, qui reconnaît une certaine passion pour son potager inspiré de la permaculture.

 

 

 

 

 

#Actualité #Dossiers #écologie et justice climatique #Jeunes #Paroles

Nos titres

Échanges
Ensemble
Le Cep
Le nouveau messager
N°446 - juin 2020
Le Protestant de l'Ouest
Le Ralliement
Liens protestants
Paroles protestantes Est-Montbéliard
Paroles protestantes Paris
Réveil

Pour aller plus loin

Vosges-Meurthe : Saint-Dié, Raon-L’étape, Senones et Baccarat
Dossiers
Vosges-Meurthe : Saint-Dié, Raon-L’étape, Senones et Baccarat
Un peu de géographie : notre paroisse, située sur les contreforts des Vosges dans le bassin de la haute Meurthe, est constituée des paroisses de Saint-Dié des Vosges et de Raon-Senones-Baccarat.
Protestants à Besançon : mémoire d’une minorité, foi en chemin
Dossiers
Protestants à Besançon : mémoire d’une minorité, foi en chemin
L’histoire des protestants de Besançon et de ses environs, du Pays de Montbéliard à la Suisse voisine, est riche et contrastée. Elle est marquée par des élans spirituels, des périodes de violence et d’exclusion, mais aussi par une fidélité durable, des reconstructions discrètes et un fort engagement social et éducatif. Se souvenir de ce passé ne relève pas seulement de l’histoire : il éclaire l’identité présente et ouvre des perspectives pour l’avenir.
Meuse-Sud : Bar-le-Duc et Saint-Dizier
Dossiers
Meuse-Sud : Bar-le-Duc et Saint-Dizier
Sauvés de l'extinction par les Alsaciens ! C’est au XVIe siècle que le protestantisme apparaît dans cette région, mais il disparaît rapidement suite aux répressions initiées par la Contre-Réforme.
Protestants dans le Jura : racines et renouveau
Dossiers
Protestants dans le Jura : racines et renouveau
De la Réforme jusqu’au début du XIXe siècle, aucune présence protestante durable n’est attestée dans le Jura. Cette situation s’explique par l’histoire politique et religieuse de la région.
Dijon : une présence rompue et reconstruite
Dossiers
Dijon : une présence rompue et reconstruite
En Bourgogne, les premières traces du protestantisme apparaissent vers 1530, par la diffusion de livres et l’arrivée de personnes « soupçonnées d’hérésie » (vaudoise ou luthérienne), sévèrement réprimées.
Épinal-Thaon : à travers les épreuves
Dossiers
Épinal-Thaon : à travers les épreuves
Au XVIe siècle (1544-1580), quelques habitants d’Épinal adhèrent à la Réforme sans pouvoir fonder d’Église, en raison de la politique répressive des ducs de Lorraine, fervents défenseurs de la Contre-Réforme. Environ quarante protestants s’exilent alors vers des terres acquises à la Réforme, notamment Strasbourg, Genève, Sainte-Marie-aux-Mines ou Montbéliard.
Montbéliard, une terre de réforme
Dossiers
Montbéliard, une terre de réforme
Le protestantisme s’implante dans la région de Montbéliard dès les débuts de la Réforme. Contrairement à la Suisse voisine, où la Réforme naît d’un large mouvement populaire, son adoption à Montbéliard résulta d’une décision politique : le comté était alors rattaché au Wurtemberg, dont le prince choisit d’introduire la nouvelle foi.
Belfort-Giromagny : L’enjeu de l’accueil
Dossiers
Belfort-Giromagny : L’enjeu de l’accueil
À l’époque de la Réforme, Belfort, sous domination habsbourgeoise, reste catholique, contrairement au Pays de Montbéliard voisin, converti au protestantisme.
Vésoul, entre héritage et défis contemporains
Dossiers
Vésoul, entre héritage et défis contemporains
Dès 1841, un document atteste l’existence d’une communauté protestante à Vesoul, fondée par trois artisans suisses ; les premiers cultes se tiennent au domicile de l’un d’eux. En 1842, la duchesse Hélène d’Orléans, protestante, offre à la jeune paroisse un service de communion en métal argenté, sur recommandation du pasteur Cuvier.