Un effet miroir

L’auteure de ce texte a souhaité proposer une réflexion qui réponde à d’autres contributions parues dans cette page...

« L’autre et moi », cela veut dire pour moi entrer en résonance avec l’autre, avec le monde. Répondant à ce besoin, je souhaite reprendre des éléments clés qui me parlent dans les textes qui ont été publiés sous ce titre.

 

 

 

L’humanité n’est pas une agglomération de bêtes, comme les reptiles regroupés sur une falaise pour prendre le soleil, chacun pour soi. Je pense que Dieu, en ajoutant l’être humain et en nous envoyant son fils, Jésus-Christ, voulait et surtout veut beaucoup plus : il a semé en nous la compétence d’entrer en relation, de vivre au-delà du survivre, autrement dit, il nous permet de voir dans l’Autre Sa présence. D’où la recommandation « aime ton prochain comme toi-même », puisque c’est la semence du Christ en chaque être qui fait corps.

 

À Cervioni, l’autre côté de la mer… (© SHC)

 

 

 

L’enfer ou l’amour

 

Alors je me souviens aussi très bien de la fameuse exclamation de Sartre, apprise en cours de français : « l’enfer, c’est les autres ». Mais ce même monsieur a dit aussi quelque chose du style : « si on se sent seul quand on est tout seul, on est mal accompagné » ! Et là je vois un rapport fondamental : ma relation à l’autre peut aller de moi – A – à l’autre – B -,  mais aussi, ou plutôt surtout, dans le sens inverse. Martin Buber parle de « Je et tu ». C’est justement l’effet miroir de l’autre envers moi qui fait que c’est l’enfer, ou bien l’Amour, plus spécialement encore l’Amour absolu, Son Amour. Transmis par l’humain, cet Amour peut difficilement exister sans retour d’un autre humain ! Autrement dit, cet échange est soit un simple aller-retour entre deux egos et à ce niveau l’autre peut devenir l’enfer, soit un aller-retour de l’Esprit et là c’est Jésus-Christ qui nous parle. Je me sens aimé et j’aime à mon tour. Dans notre monde actuel, c’est dans le meilleur des cas souvent un « mix » des deux.

 

 

 

Un juste retour

 

Conclusion : chaque expérience nous enrichit sur le chemin. Il n’y a pas nécessité de la juger bonne ou mauvaise, mais simplement d’écouter notre besoin d’être aimé et d’essayer de rendre un juste retour, et surtout d’être initiateur du juste retour – un timbre offert à quelqu’un qui n’a pas assez d’argent pour en acheter ou un sourire adressé à un inconnu, comme nous le racontait Annick Mer dans « Les autres et nous » (numéro d’avril).

 

 

 

Le bonheur et l’amour, ce n’est pas d’envier l’autre, c’est le fait de trouver cela au plus profond de moi-même, dans mon jardin intérieur. Grâce à l’autre, Grâce à Toi, Très haut ici très bas.

 

 

 

 

 

#Spiritualité

Nos titres

Échanges
Ensemble
Le Cep
Le nouveau messager
N°446 - juin 2020
Le Protestant de l'Ouest
Le Ralliement
Liens protestants
Paroles protestantes Est-Montbéliard
Paroles protestantes Paris
Réveil

Pour aller plus loin

Le royaume est en germe
Spiritualité
Le royaume est en germe
Je me souviens lors d’une visite de ce que m’avait dit une vieille dame de 99 ans : « vous faites le métier le plus difficile du monde, vous ne voyez jamais le résultat de ce que vous semez ».
Dieu d’amour, Dieu créateur, nous venons à Toi
Prier pour et avec la création
Dieu d’amour, Dieu créateur, nous venons à Toi
Pour prier avec et pour la Création, ce mois-ci c'est Charlotte Mijeon, de la paroisse de Laval, qui nous propose une prière :
Jean 13.1-11 « Être aimé jusqu’… ? »
Au fil de la Bible
Jean 13.1-11 « Être aimé jusqu’… ? »
Il est parfois important, notamment avec des textes qui nous semblent connus (je dis bien « semblent » !) de prendre le temps nécessaire pour s’y replonger. Vraiment. Pas seulement rapidement pour se précipiter sur « la morale de l’histoire ». D’autant plus que bien souvent, de morale, il n’est pas question dans les histoires bibliques.
Dieu seul est Dieu
Actualité du protestantisme
Dieu seul est Dieu
« À Dieu seul la gloire. » Ce principe du protestantisme est parfois méconnu ou oublié, dans l’ombre des trois autres : la grâce seule, la foi seule, l’Écriture seule. Peut-être parce que l’on n’en saisit pas immédiatement la portée concrète et existentielle, pour la vie du croyant, de l’Église, et même de la société.
La montagne au cœur de la spiritualité
Spiritualité
La montagne au cœur de la spiritualité
Pourquoi, malgré les conditions parfois si difficiles, malgré la fatigue, et parfois de graves incidents, pourquoi part-on en montagne ? Qu’allons-nous chercher là-haut lorsque l’on est des amateurs, sportifs certes, mais pas des professionnels de haut niveau ? Et que trouvons-nous finalement, en quoi cela nous fait-il avancer et nous construit-il intérieurement ?
Déplacer les montagnes
Enfants
Déplacer les montagnes
Toujours dans le thème de la montagne comme lieu de spiritualité, voici une page dédiée aux enfants.
Par les psaumes, « Que notre cœur vienne à l’école de Dieu »
Actualité
Par les psaumes, « Que notre cœur vienne à l’école de Dieu »
On a peine à imaginer l’impact produit par l’œuvre conduite durant 25 ans par le réformateur Calvin dans l’élaboration du Psautier de Genève (l’appellation « Psautier huguenot » est plus tardive). Il fait mettre en rimes et en musique les psaumes pour les faire chanter par toute l’assemblée des fidèles.
Pourquoi chanter ensemble les psaumes dans le respect de nos diverses traditions ?
Actualité
Pourquoi chanter ensemble les psaumes dans le respect de nos diverses traditions ?
Chanter ensemble les psaumes, c’est faire l’expérience d’une prière partagée à partir d’un héritage biblique commun. L’Amitié judéo-chrétienne de Besançon invite catholiques, protestants, orthodoxes, juifs et syriaque-chaldéens à se rencontrer dans l’écoute, le respect et l’amitié, au service du dialogue interreligieux et de la lutte contre l’antisémitisme.
Pain quotidien : lectures de la Bible
Bible
Pain quotidien : lectures de la Bible
Les textes pour la lecture quotidienne de la Bible suivent la liste proposée par la Communauté de travail œcuménique pour la lecture de la Bible. Elle permet de parcourir une fois l’Ancien Testament et deux fois le Nouveau Testament en huit ans.