Ce livre ravira les amateurs de mots et de vivifiantes querelles linguistes. La réflexion de cet ouvrage part d’un constat pour le moins étonnant, à savoir que l’athéisme gagnerait du terrain pour cause de difficulté croissante – de la part des croyants comme des non-croyants – à donner un sens au mot « Dieu » et à saisir précisément ce dont on parle lorsqu’on le prononce. La première surprise passée, Flemming Fleinert-Jensen développe sa réflexion sur l’inévidence de Dieu à la manière d’un précis de linguiste appliquée, en s’interrogeant tantôt sur les distinctions sémantiques du mot « Dieu » à la lumière des écrits bibliques, tantôt sur l’emploi de la troisième personne du singulier pour le désigner. On ne sera donc pas surpris de voir sa réflexion, fondée sur le langage et ses conséquences sur l’intellection de Dieu, déboucher sur la question de l’intelligence de la foi et de ses implications.
De l’inévidence de Dieu, Flemming Fleinert-Jensen, Olivétan, 2026, 114 p., 12 €

