Accompagner les Solos*

À travers ses activités, la Fondation La Cause tâche de répondre aux demandes des Solos d’être accompagnés avec délicatesse et justesse, sans tabou, sur un chemin d’espérance, de foi et d’amour.

« Je souhaiterais vraiment sortir de cette solitude dans laquelle je me trouve depuis déjà 14 ans, date de décès de mon époux. Des rencontres Solos seraient bienvenues dans nos Églises, cependant, rien ne se fait, et les conjoints chrétiens engagés sérieux, ça ne court pas les rues… » (sic) Des messages de ce type arrivent par le site de la Fondation La Cause chaque semaine.

 

Être à l’écoute

 

Les personnes seules ont besoin d’être entendues. L’accompagnement se fait d’une façon individuelle : c’est une occasion précieuse pour faire le point sur son histoire, sa personnalité, ses projets. Pour l’écoutant, il s’agit tout d’abord, souvent, de reconnaître la réalité et la profondeur de la souffrance ; d’accueillir les questionnements multiples, de participer à certains apaisements. Puis, on pourra encourager, chez la personne solo, le réveil et la mise en œuvre d’une dynamique qui lui est propre. La dimension spirituelle prend une place prépondérante dans la mesure où se savoir aimé, nommé et accueilli par Dieu vient nourrir une aspiration existentielle profonde, d’autant plus grande pour le Solo qu’il n’a pas en face de lui au quotidien un vis-à-vis aimant. Pour l’avenir, plusieurs chemins peuvent se dessiner. Accepter le célibat comme espace d’épanouissement personnel, avec la volonté d’habiter pleinement cette situation et de se mettre au service du Christ avec ses dons propres. Avouer son désir de vivre en couple et d’oser se mettre en route, psychiquement, spirituellement et concrètement vers l’autre, celui qui pourrait construire un projet de vie dans l’amour. L’objectif de cet accompagnement est de lever le tabou sur ces questions certes intimes, mais tellement légitimes.

 

Lever le tabou du célibat
©Alix Gilles

 

 

À la rencontre de l’autre

 

La Fondation La Cause a depuis 1930 accompagné les célibataires qui souhaitaient rencontrer « un coreligionnaire » (comme on disait à l’époque) pour fonder un foyer où la foi serait partagée et formerait le roc de la maison à construire. Ce service Éliézer (du nom du serviteur dont la charmante épopée est narrée en Genèse 24) existe toujours ; l’ordinateur a remplacé les chameaux, mais l’esprit reste le même à savoir, prière et action, dynamique et respect. Depuis 1999, existe aussi le réseau Sol Fa Sol (SOLidaires FAce à la SOLitude) qui coordonne des groupes régionaux. Ici pas de connotation matrimoniale, mais la volonté de proposer aux Solos de tous âges et toutes Églises, une journée mensuelle de partage avec une activité touristique, sportive ou culturelle et un repas. À travers ces rencontres, les amitiés se nouent, les langues se délient, la solitude est oubliée… Aucun larmoiement dans ces moments, mais au contraire la mise en œuvre d’énergie et le partage de compétences. La Fondation La Cause organise aussi, quatre fois par an, des séjours réservés aux Solos, dans différentes régions pour un temps de vacances, de découvertes, de retraite spirituelle… qui sont très appréciés et toujours complets. 

 

 

 

Solos : diminutif de solobataires, nouveau terme sociologique pour désigner l’ensemble des adultes qui vivent sans conjoint (célibataires, séparés, divorcés, veufs)

 

Fondation La Cause
http://www.lacause.org/

 

 

 

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