Le texte biblique, nommé aussi sainte Bible ou Écritures saintes, a toujours été objet d’étude, de traductions et d’interprétations.
Nous pouvons situer les prémices des lectures historico-critiques de la Bible à la Renaissance, où s’impose un intérêt pour les langues anciennes en un idéal de retour aux sources, dont les Écritures sur lesquelles se fonde la foi de l’Église. À l’époque moderne, par la mise en avant de la raison et le développement des sciences, se développe l’étude des milieux qui ont vu naître les textes. Intégré aux recherches universitaires, ce travail permet de distinguer, sans qu’ils s’excluent, d’une part l’étude avec un minimum de distance critique – la Bible étant traitée comme tout texte –, d’autre part un usage ecclésial et spirituel.
Un vaste champ de recherche est celui de la critique textuelle qui analyse et compare les manuscrits en vue d’établir un texte que l’on voudrait le plus proche d’originaux à jamais inaccessibles.
Renonçant à l’autorité d’un texte qui serait tombé du ciel tel quel ou issu de la bouche de Dieu, il nous revient de faire appel à l’exigence d’une interprétation toujours renouvelée par l’éclairage des données de la philologie comme de l’archéologie.
L’histoire, d’une manière générale, est un lieu d’investigation et de réflexion, indispensable pour penser notre vie : qui ignore le passé s’expose à en reproduire les erreurs et les échecs… Lire la Bible avec la curiosité pour le milieu qui a produit tel ou tel récit, dans telle forme littéraire et dans une situation que les sciences historiques nous aident à déchiffrer, enrichit notre lecture, lui donne une densité et une intensité accrues, nous faisant proches en humanité des hommes et femmes d’autrefois avec qui nous partageons, par-delà les siècles et les aléas de l’histoire, cet extraordinaire patrimoine textuel.
