Quand on est jeune avec peu de moyens et avec l’envie de partir à la découverte du monde, de cultures différentes, de se rendre disponible et de découvrir le travail à la ferme, le woofing est l’expérience à tenter !
Woofing ou wwoofing : World-wide opportunities on organic farms (opportunités dans des fermes bio du monde entier). Vous n’en aviez jamais entendu parler ? Pourtant cette pratique date de 1971 et concerne 12?000 fermes dans plus de 100 pays.
Principe
Le principe est simple : le woofer est logé et nourri et, en contrepartie, travaille 25 heures par semaine dans une exploitation agricole biologique. Il ne faut pas avoir peur de se relever les manches et ce ne sont pas des vacances de tout repos !
Pour certains, c’est une façon solidaire de voyager, pour d’autres, un moyen de faire un premier pas dans l’univers agricole, pour d’autres encore l’occasion d’entrer en contact avec des personnes du monde entier.

Woofing : se mettre au service et découvrir le monde (© Pixabay)
Des expériences mitigées…
Jérémie a tenté l’expérience. Il était en Tasmanie pour justement faire des rencontres et découvrir une autre culture. Il a décidé de prolonger l’expérience par une période de woofing et s’est lancé dans l’aventure par le biais d’une application. Effectivement, le woofing est cadré et quelque peu réglementé : temps de travail, âge légal qui diffère en fonction des pays, mise en relation entre hôte et volontaire. Mais le contrat reste moral.
L’objectif de Jérémie était principalement de rencontrer du monde dans un autre cadre. L’expérience a tourné court : deux jours à ramasser du crottin de cheval sans rencontrer personne. L’objectif n’était pas atteint, Jérémie est parti. Il n’en veut pas à l’exploitante agricole qui avait pour elle seule beaucoup de travail et donc besoin d’aide. C’est aussi ça le woofing : parfois il remplit tous les objectifs : solidaire, durable, économique avec des découvertes… parfois ça tombe à côté.
… et d’autres, très appréciées
De son côté Élodie revient enchantée de son séjour en Australie. Elle avait idée durant son périple de plusieurs mois de perfectionner son anglais, objectif atteint ! Un anglais aux intonations internationales dû aux rencontres réalisées durant ces neuf mois de woofing. Tout n’a pas été rose : deux des exploitations se sont avérées également exploitantes d’humains, profitant de l’expérience woofing pour avoir de la main d’œuvre bon marché. Mais pour toutes les autres expériences, l’échange était de la partie ainsi que le partage de connaissances. Élodie a travaillé à la ferme, mais pas que, car le woofing se diversifie et s’ouvre sur de nouveaux domaines. Ainsi, elle a participé à un projet d’écoconstruction et a mis la main à la pâte pour que s’élève une maison en torchis.
Aucun diplôme à la clef avec le woofing mais un cumul d’expériences très souvent positives, parfois négatives, mais desquelles on tire toujours une leçon. Des expériences qui font grandir et découvrir de nouveaux horizons.
