La première gorgée de bière

Au fil des années, ce rendez-vous hebdomadaire est devenu une quasi-institution. « Le repas du jeudi », célèbre pour les soupes d’Ahmad, jamais deux fois pareilles, et pour la mise en commun des plats préparés par les uns et par les autres, n’a cessé depuis sa création de rassembler en grande convivialité une diversité sans cesse renouvelée de paroissiens, amis, personnes isolées, demandeurs d’asile, petits-enfants de passage, étrangers…

 

 

 

 

Au fil des années, ce rendez-vous hebdomadaire est devenu une quasi-institution. « Le repas du jeudi », célèbre pour les soupes d’Ahmad, jamais deux fois pareilles, et pour la mise en commun des plats préparés par les uns et par les autres, n’a cessé depuis sa création de rassembler en grande convivialité une diversité sans cesse renouvelée de paroissiens, amis, personnes isolées, demandeurs d’asile, petits-enfants de passage, étrangers…

 

L’arrêt brutal de ce rendez-vous durant près de 18 mois a été douloureux. Sa reprise résonne comme l’un des meilleurs souvenirs de l’année. Tout ne s’est pas interrompu pour autant, les mémoires ont engrangé des événements heureux. « Mon arrivée en famille d’accueil », confesse Catherine, nouvelle participante. Martine de son côté s’illumine en évoquant le « bac d’Océane », entrée depuis en école d’infirmières. Les mois d’été ont été marquants : « j’ai vécu des moments extraordinaires en Corse avec Alain, le “bandit”, mon fils » s’amuse Jeannette tandis qu’Hortense repense à la saveur de ces 10 jours passés en août avec sa fille, « les premières vraies vacances depuis bien longtemps ». Hélène montre les photos de son chien en plein milieu du sable : « j’ai adoré les promenades au bord de la mer avec les copines ». Doyen du groupe, Jean évoque « la future naissance de son arrière-petit-fils ». Des joies simples et fortes ainsi que l’exprimait un participant ravi de la réouverture de son bar préféré, de sa première gorgée de bière (et autres plaisirs minuscules).

 

Un besoin de contacts, de retrouvailles, d’un temple réouvert : « Sinon, on est tout seul. Que ferait-on s’il n’y avait pas les autres, s’il n’y avait pas Dieu ? ».

 

La saveur du partage (© É. Trocmé)

 

 

 

 

 

 

 

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