Réinventer l’Église

Chaque année, c’est la même chose : des postes pastoraux sont pourvus et d’autres restent vacants. Or, pendant qu’un poste est vacant, un conseil presbytéral travaille, des laïcs prêchent, baptisent, enterrent, célèbrent des bénédictions nuptiales, enseignent le catéchisme, visitent...
Réinventer l'Église

Le temple Villefavard, entre ruralité et festival d’été (c) DR

Chaque année, c’est la même chose : des postes pastoraux sont pourvus et d’autres restent vacants. Or, pendant qu’un poste est vacant, un conseil presbytéral travaille, des laïcs prêchent, baptisent, enterrent, célèbrent des bénédictions nuptiales, enseignent le catéchisme, visitent…

 

En 2010, la région Centre-Alpes-Rhône de notre Église a créé un poste pastoral régional dédié à l’accompagnement de ces paroisses et de leurs membres si généreusement investis. J’ai occupé ce poste pendant cinq années. Gestion de la pénurie, ont dit quelques fâcheux. Je ne l’ai jamais envisagé ainsi. Les paroisses ont-elles besoin d’avoir auprès d’elles et en permanence un pasteur sédentaire ? Les pasteurs sont-ils si indispensables qu’on ne puisse se passer d’eux ? Réponses négatives, conformes à une vision de l’Église que nous devons aux Réformateurs, et que l’expérience du Désert a validée.

 

Que les Églises locales, leurs membres et leurs cadres aient besoin d’être accompagnés, oui ! Mais entre deux visites, une Église vit pleinement sa vie d’Église. Pendant la visite du ministre, c’est principalement à la formation qu’on se consacre, et à un soutien personnalisé, en tête à tête, de visu. Alors, ces gens qu’on ne voit que quelques jours consécutifs par mois, il faut prêcher pour eux, prier avec eux, étudier avec eux, accomplir avec eux aussi ces tâches auxquelles ils ne cessent de se dévouer. Et surtout, rester en lien permanent, avec tous ces beaux moyens de communication dont nous disposons aujourd’hui. On découvrira petit à petit qu’une vie d’Église en plénitude peut être menée avec ce type de ministère pastoral, en ville et en campagne…

#Dossiers #Le bonheur est dans le pré

Nos titres

Échanges
Ensemble
Le Cep
Le nouveau messager
N°446 - juin 2020
Le Protestant de l'Ouest
Le Ralliement
Liens protestants
Paroles protestantes Est-Montbéliard
Paroles protestantes Paris
Réveil

À la découverte des protestants en région

Pour aller plus loin

La détresse des Églises de terroir
Le bonheur est dans le pré
La détresse des Églises de terroir
Certains coins de France sont réputés « terroirs protestants ». Il s’agit du « Croissant fertile » qui part du Poitou-Charentes et va jusqu’à l’ensemble Drôme–Ardèche, en passant par la Guyenne, les pays du Tarn, les Cévennes, le Bas-Languedoc. Ajoutons quelques îlots en Normandie, en Provence et dans les Alpes. Là a vécu depuis la Réforme et vit encore une foule d’Églises rurales, avec une conscience historique forte.
Renversement de calendrier en zone touristique
Le bonheur est dans le pré
Renversement de calendrier en zone touristique
Il est des lieux ancrés dans l’histoire protestante où la vie d’Église explose en été, nécessitant une organisation spéciale et une présence active des pasteurs et de la poignée de personnes engagées. Les estivants y ont des attaches ou sont des touristes venant, souvent, de l’étranger.
La campagne n’est pas un long fleuve tranquille…
Dossiers
La campagne n’est pas un long fleuve tranquille…
Les progrès scientifiques, les bassins d’emploi et de nombreux autres facteurs conduisent les protestants à investir massivement les grands centres urbains. La vie spirituelle s’organise autrement dans la «?campagne?». Mais les difficultés sont là.
Se rassembler pour vivre sa foi
Le bonheur est dans le pré
Se rassembler pour vivre sa foi
Afin de répondre à différentes évolutions des Églises locales, des groupes de maison ont émergé depuis quelques années. Ces petits groupes sont autant une façon de vivre l’Église au quotidien dans une réalité de dissémination (rurale ou urbaine) que d’approfondir ensemble la foi chrétienne.
L’Église de demain
Le bonheur est dans le pré
L’Église de demain
L’Église protestante unie de France doit-elle se réformer et comment, pour faire face aux défis de sa présence dans les zones rurales ? La présidente du Conseil national, Emmanuelle Seyboldt et le secrétaire général, Didier Crouzet, nous ont confié leur vision.