Des chemins protestants dans nos régions

Plusieurs chemins de randonnée dans nos régions rendent compte de l’histoire du protestantisme en France et plus particulièrement de l’histoire de l’exil de protestants suite à la révocation de l’Édit de Nantes en 1685. Mais on y retrouve aussi l’histoire des Vaudois depuis le XVe siècle. Une belle occasion de découvrir à la fois les paysages de nos régions et ces pages d’histoire et de culture protestantes.

Sur les pas des Huguenots

 

Sur les pas des Huguenots est un itinéraire culturel européen de grande randonnée qui suit au plus près le tracé historique de l’exil des Huguenots dauphinois vers la Suisse et l’Allemagne, après la révocation de l’Édit de Nantes (1685-1690). Le projet intègre l’héritage culturel des Huguenots, leur exil historique et leur intégration progressive dans les pays hôtes.

 

L’itinéraire français Sur les pas des Huguenots démarre au Musée du protestantisme dauphinois du Poët-Laval, dans la Drôme, et rejoint l’Isère par le col de Menée. Il chemine à mi-flanc du massif de la Chartreuse puis longe le lac du Bourget par Aix-les-Bains, pour atteindre le Rhône à Seyssel et traverser la frontière à l’ouest de Genève.

 

En Suisse, le parcours suit les hauteurs le long du lac Léman, continue sur le tracé de l’Aar et les montagnes du Jura, jusqu’à Schaffhausen, où il quitte la Suisse. En Allemagne, le sentier passe à l’est de la Forêt noire jusqu’au centre de la Hesse pour arriver, après 1800 km, au musée des Huguenots à Bad Karlshafen.

 

Ce parcours passe par plusieurs colonies vaudoises et d’authentiques implantations huguenotes.

 

www.surlespasdeshuguenots.eu

 

 

Le Chemin Camisard

 

Empruntant une partie de l’itinéraire Sur les pas des Huguenots depuis les Cévennes, le Chemin Camisard est une randonnée en boucle de 140 km. Il emprunte des GR connus comme le GR 70 et le GR 67 et les chemins du Parc National des Cévennes. Il passe par le Musée du Désert de Mialet, puis Saint-Jean-du-Gard et la Vallée française (Saint-Étienne-Vallée-Française et Saint-Germain-de-Calberte) jusqu’à Fontmort. Il gagne Barre-des-Cévennes, traverse la Mimente à Saint-Julien-d’Arpaon, rejoint les Trois-Fayards sur la Montagne du Bougès, puis le Pont-de-Montvert (Musée du Parc national des Cévennes). De là, il rejoint Saint-André-de-Lancize et retourne à Mialet en suivant la Draille du Languedoc.

 

Sur la même thématique, cette randonnée permet d’évoquer le départ en exil de jeunes Cévenols en 1702 et de suivre les chemins empruntés par les premiers camisards.

 

www.chemins-camisards-cevennes.com

 

 

Luberon : sur la trace des Vaudois

 

À la fin du XVe siècle, pour redonner vie aux villages dépeuplés du Luberon, les seigneurs y font venir environ 6 000 colons vaudois, originaires des vallées alpines du Dauphiné et du Piémont, qui ont remis en culture les terres abandonnées et reconstruit une économie rurale viable. Bien intégrés à la vie sociale au début, ces « Pauvres de Lyon » furent persécutés jusqu’en 1560 par l’Inquisition après leur adhésion à la Réforme en 1532. L’épisode le plus connu de cette répression fut la Semaine sanglante d’avril 1545, au cours de laquelle 18 villages ont été pillés, 9 incendiés, 2 700 personnes tuées et plus de 600 hommes envoyés aux galères.

 

Le PR 14 du Parc naturel du Luberon, Traces vaudoises, rejoint l’arboretum de la Font de l’Orme, puis serpente par de belles pistes forestières jusqu’au bout de la vallée de la Galère, étroit défilé qu’empruntèrent les Vaudois pour échapper aux armées de Maynier d’Oppède en 1545.

 

www.vaudoisduluberon.com

#Camisards #Dossiers #Huguenots #Le chemin : vers soi, vers l’autre #Vaudois

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