Le goût des autres

Quand il est arrivé à la maison en mai 2019, je ne me doutais pas de la révolution qui venait d’entrer dans ma vie. Une révolution poilue, pataude et mordante. Ce chien, un croisé chow-chow et patou, cadeau de mon frère Fabien, s’appelle Chouchou.

Quand il est arrivé à la maison en mai 2019, je ne me doutais pas de la révolution qui venait d’entrer dans ma vie. Une révolution poilue, pataude et mordante. Ce chien, un croisé chow-chow et patou, cadeau de mon frère Fabien, s’appelle Chouchou.

 

En mars 2020, premier confinement. Dans mon souvenir, il fut une parenthèse enchantée, printanière et ensoleillée. Jour après jour, je me suis autorisée à me promener. Quelle joie de voir mon gros bébé poilu sauter de joie et courir à la rencontre de ses congénères et des miens ! Petit à petit, Chouchou m’a fait rencontrer mes voisins.

 

 

 

Puis la crise sanitaire s’est installée dans la durée. Souffrant de phobie sociale, je supporte tant bien que mal les interactions lors des réunions familiales, amicales, professionnelles ou pastorales. C’est donc tout naturellement que la peur de la maladie est venue s’ajouter aux autres angoisses et que je me suis enfermée dans ma tanière protectrice, confortée par la pandémie dans l’idée que l’autre est porteur d’un danger. C’était sans compter sur mon molosse qui se moque des distanciations sociales et n’entend rien aux visioconférences ou apéros !

 

Chouchou aime les gens. Il veut faire des câlins à tout le monde : aux personnes âgées et esseulées, aux adolescents, aux petits… et même aux jeunes dealers à casquette que j’essaie pourtant d’éviter !!!

 

 

 

En 2021, j’ai reçu un cadeau inestimable : le vaccin, qui m’a libérée de la peur de contracter la maladie et de contaminer ma mère, personne dite vulnérable, avec laquelle je vis.

 

En 2021, j’ai surtout pris conscience de la valeur du cadeau que j’ai reçu deux ans plus tôt : mon chamboule-tout de 35 kilos est devenu la mascotte du quartier par son exubérance communicative.

 

Mon chien a le goût des autres et, Dieu merci, c’est sacrément contagieux !

 

Chouchou, vecteur de sociabilité (© Marius-Kristensen de Pixabay)

 

 

 

 

 

 

 

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