« Non croyants » et chants religieux

Un croyant chante pour louer Dieu lors d’un culte. Certains croyants n’osent pas chanter, car dans notre société il ne faut pas trop se dévoiler et chanter c’est se « mettre à nu » en exprimant nos émotions. Mais comment un non-croyant voit-il le fait de chanter des chants religieux ?

S’il est amené à chanter Dieu, c’est sans doute qu’il chante, dans une chorale, des pièces proposées par le chef de chœur. Avec la dimension sociale du « groupe chorale » : chacun s’implique dans le collectif, partage de bons moments et est solidaire. Un chant religieux peut donc être interprété hors de tout contexte religieux.

 

Mais parfois le texte engendre un refus. Un programme de chants pour fêter Noël, par exemple, a suscité un vif débat : pourquoi tant de chants évoquaient-ils Jésus, Marie et Joseph ? Ne pouvait-on pas s’en passer ? Après discussion, le programme s’est équilibré entre chants de Noël religieux et populaires. Les choristes non-croyants ont été d’accord pour chanter la nativité comme une histoire de notre civilisation chrétienne. Un conte de plus pour certains, un texte évangélique pour d’autres… Et dans tous les cas, le désir d’évoquer le temps de Noël comme un cadeau, un moment de partage et d’attentions diverses.

 

Enfin, chanter un chant religieux peut-être porteur spirituellement, par la beauté des harmonies de la musique. Le compositeur a écrit son œuvre religieuse en lui insufflant une émotion, une sensibilité qui élève le choriste. Croyant ou non croyant, le message passe par les vibrations ressenties, même lorsque le texte ne parle pas au chanteur.

 

 

 

 

 

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