
N.B. : Christine, pouvez-vous décrire exactement votre poste et vos fonctions ?
C.M. : Je tiens vraiment à l’intitulé de mon poste, secrétaire nationale des réseaux jeunesse de l’EPUdF. Si c’est un poste national, il est surtout là pour créer du lien et mettre en réseau les dynamiques tant régionales que locales. Il est vrai que l’on a tendance à réduire mon poste à la jeunesse et au Grand KIFF. La demande du Conseil national est bien plus vaste. Je dois diffuser tous les programmes à destination des jeunes dans notre Église. Ainsi, je dois valoriser tout le travail et les activités de ThéoTop et proposer des animations. Il est en lien avec Théovie et le module « Lire la Bible » pour faire découvrir et donner envie aux jeunes de quinze ans de se plonger dans la Bible.
N.B. : Votre poste est une grande mutualisation de moyens et d’outils
C.M. : Durant cette première année, j’ai parcouru la France à la découverte des différents groupes de jeunes et des initiatives en région. Finalement, ce qui est intéressant c’est de découvrir ce que l’on peut faire ensemble. Comment peut-on donner la parole aux jeunes ? Le but est de profiter des expériences de chacun même si certains groupes sont parfois éloignés du christianisme.
J’ai pu travailler en collaboration avec différents mouvements scouts, certains non-chrétiens. Nous avons de grands sujets de société en commun, l’écologie, les migrants… Les échanges autour de ces questions nous permettent d’avancer ensemble et de trouver de nouvelles idées.
N.B. : Quels sont ces groupes avec lesquels vous êtes en lien ?
C.M. : Je les cite dans le désordre : Y.M.C.A., C.P.C.V. Aquitaine, l’animation jeunesse de l’U.E.P.A.L., la ligue pour la lecture de la Bible, l’Entraide protestante, la C.E.V.A.A. J’en oublie beaucoup, mais c’est avec ces groupes que nous collaborons et que nous essayons de créer des synergies.
N.B. : Dans tous ces projets et ces missions, il y en a un important en 2020, c’est le Grand KIFF. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
C.M. : Le Grand KIFF se déroulera du 29 juillet au 2 août et l’Alter KIFF, le camp service, du 22 juillet au 4 août.
Le thème du camp : La TERRE en partage, d’après le texte, « Heureux les doux : car ils auront la terre en partage » (TOB, Matt 5,4). Pour la première fois le Grand KIFF sera en co-organisation ou en co-construction avec les Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France (EEUdF). Nous annoncerons la date officiellement ensemble le même jour.
N.B. : Cette nouvelle forme d’organisation est-elle due à la dernière expérience du Grand KIFF ?
C.M. : Il est certain que des dynamiques sont nées lors du dernier Grand KIFF, en particulier avec les EEUdF. Le comité d’organisation du Grand KIFF montre les interactions entre les différents groupes. Nous pouvons et désirons profiter des expériences de chacun.
N.B. : Qui compose le comité de pilotage du Grand KIFF ?
C.M. : Nous sommes douze, mais ne cherchez pas de symbole dans ce chiffre : Cécile Pandosy, Daniel Cremer, Maxime Jean, Nadine Couedel, Charlotte Child, Leila Baccuet, Matteus Fonseca-Perreia, Mariana Erhardt, Dalip Hugon, Nicolas Mourgue, Sophie Ollier et moi-même. Je précise que je tiens vraiment à ce travail en équipe. Il est intéressant de discerner les talents de chacun. Mais au-delà de ce groupe de pilotage, nous nous entourons de nombreuses personnes aux niveaux national et international pour organiser cet événement.
Mais le plus surprenant, c’est que des jeunes qui ont participé à la précédente édition du Grand KIFF veulent s’investir dans l’organisation de celui de 2020. Nous avons donc invité en avril 2018, les Alter Kiffeurs (ceux qui ont participé à l’encadrement) pour définir avec eux leur désir d’investissement. Deux axes les intéressent, la communication et l’animation.
Pour la communication, nous espérons trouver chez eux des personnes capables de gérer les réseaux sociaux à destination des jeunes. Beaucoup souhaitent surtout être des ambassadeurs et partir à la rencontre des jeunes en région pour présenter, annoncer et donner envie de participer au Grand KIFF (lors de la précédente édition, ce sont des jeunes engagés dans les services civiques qui ont assuré cette mission). Cette année, ce seront donc des jeunes bénévoles qui auront eux-mêmes vécu cette expérience.
N.B. : Donc après le Grand KIFF de 2016, des jeunes ont continué à s’engager dans l’Église ?
C.M. : Il est toujours difficile de mesurer les conséquences d’un tel événement dans les régions. Bien sûr, il y a « Connexion en Région Île-de-France« , « Carrément KIFF« en Centre-Alpes-Rhône. Il y a d’autres expériences en région, mais tout dépend de la « dynamique jeunesse« en région. Dans la région Sud-Ouest, certains jeunes qui ont participé au Grand KIFF continuent de se rencontrer dans différents groupes ou camps et envisagent de venir en aide à l’organisation. Dans la région Provence-Alpes-Corse-Côte d’Azur, le synode des jeunes est aussi un moyen pour d’anciens Kiffeurs de se retrouver.
On connaît aussi des engagements locaux plus particuliers. En Cévennes-Languedoc-Roussillon, par exemple, certains jeunes se sont engagés dans l’animation de groupes de jeunes ou d’étudiants. Un de ces anciens Kiffeurs est même étudiant en théologie.
Mais le fruit principal est cette soif de spiritualité. Sur le dernier Grand KIFF, malgré les temps de fête et les nuits courtes, tous les jeunes étaient assidus aux « moments spi« . Si on leur a donné le goût de lire la Bible et l’envie de partager leurs convictions et leurs expériences, le pari est déjà gagné.
On peut se poser la même question qu’en Église : est-ce que tous les baptisés sont engagés dans l’Église ? Est-ce que tous les participants au Grand KIFF s’engagent aussi ? On sème des graines.
N.B. : Un dernier mot ?
C.M. : Le poste que j’occupe n’a aucun sens s’il n’y a personne au niveau régional ou local. Il y a toujours des liens avec les équipes et les animateurs. Il y a le dossier Grand KIFF, bien sûr, mais il y a aussi de nombreux sujets à l’étude et je reste à la disposition des équipes locales pour leur donner des conseils et les rencontrer.
Nous suivre sur www.legrandkiff.org.
Y.M.C.A. : Young Men’s Christian Association (en France U.C.J.G).
C.P.C.V. : Comité protestant des centres de vacances.
U.E.P.A.L. : Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine.
C.E.V.A.A. : Communauté d’Églises en mission.
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ThéoTOP est la page Facebook de Théovie animations jeunes, c’est une production du « réseau jeunesse« de l’Église protestante unie de France à la suite du Grand KIFF 2016. Elle est notamment coordonnée par des participants de l’Alter KIFF et des membres du « réseau jeunesse« .
En effet, durant le Synode national qui s’est tenu en mai 2018, à Lezay, l’ÉPUdF a lancé une dynamique de réflexion et d’expérimentation de lecture de la Bible. Elle a ainsi ouvert trois années d’initiatives et d’événements de 2018 à 2021 sur la thématique « Lire la Bible ». Dans ce cadre, Théovie a réfléchi à un projet spécifique à destination des jeunes : Théovie Animations Jeunes sous forme d’événement. Une équipe avec des jeunes ayant participé à l’Alter KIFF en 2016 s’est concentrée sur cette présence du projet sur les réseaux sociaux et également sur Youtube et Spotify. Cette présence sous le nom de ThéoTOP permet de proposer des playlists thématiques de vidéos sur Youtube et des playlists musicales sur Spotify. Elles sont proposées pour les jeunes qui effectuent des recherches en surfant sur ces différents réseaux.
La plupart de ces animations bibliques peuvent être utilisées avec tous les âges, dès 15 ans et même au-delà : le constat que nous faisons, en effet, c’est que ces animations bibliques pourront nourrir vos propositions d’activités bien au-delà de la seule rencontre ou rendez-vous proposé à des jeunes.
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