L’Église est un merveilleux lieu de brassage, où chacun est légitime d’être là, car c’est en premier Dieu qui accueille, et accompagne chacun sur son chemin de vie.
Comment faire Église, constituer une assemblée unie et fraternelle malgré les différences ?

Voir la diversité comme une richesse
Chacun reste soi, mais accueille autrui dans sa singularité, comme un « autre soi ». La différence n’est pas un danger dans la mesure où l’enjeu de la vie d’Église n’est pas le formatage ou l’enseignement d’une vérité à laquelle il faudrait adhérer pour être coopté. La richesse de l’Église vient de la diversité des talents ; imaginez une Église avec uniquement des cerveaux ou des bras !
Proposer des approches variées
On peut se dire que la multiplication des « types » d’activités favorise l’inclusion. C’est vrai, mais ce n’est pas toujours nécessaire ou possible selon les forces vives disponibles. Plutôt tenter de proposer différents niveaux d’accroche dans chaque activité. Une prédication par exemple facile à comprendre, mais riche dans son contenu, à plusieurs niveaux, où chacun reçoit de la Parole prêchée ce dont il a besoin.
Faire participer
Devenir acteur (que ce soit accueillir, apporter les fleurs, allumer une bougie, préparer la sainte cène, lire un texte, faire un culte…) permet de se sentir utile et favorise le sentiment d’appartenance au groupe. Le rôle des « anciens » est donc de permettre à chacun d’accéder à une présence participative. Se dessaisir de son rôle pour ouvrir la communauté. Faire de la place aux autres, sans crainte, car la non-exclusion se nourrit de la confiance.
