Intégrer un CP à 30 ans dans l’Église dans laquelle je suis née (au sens littéral du terme), ça signifie entre autres se retrouver autour de la table avec des personnes connues depuis mon enfance et qui pour une part d’entre elles avaient travaillé au sein du conseil avec mon père. Du coup les premières interrogations sont assez vite arrivées chez moi : finalement qu’est ce que je connais de l’Église ? Qu’est ce que je pourrais réellement apporter de plus ? Est-ce que je suis vraiment légitime ? Au fur et à mesure de ces années, j’ai compris que non je ne connaissais pas vraiment le fonctionnement de notre Église.
Le CP est un bon moyen de le comprendre et puis finalement mes interrogations ont été les mêmes que celles des autres nouveaux conseillers. Je ne saurais pas vraiment dire ce que j’ai pu apporter de plus, mais je crois que je suis arrivée avec moins de sacs sur le dos : moins de temps à dégager entre la vie professionnelle, familiale et les différents engagements qui soient au sein de ma paroisse ou dans d’autres associations, mais plus de naïveté. Je n’ai pas le souvenir des échecs qui parfois peuvent décourager ceux qui les ont connus. Alors finalement je crois que c’est cela que je peux apporter : des idées et un peu de légèreté.
