Comment changer de perception ?

Le 11 octobre dernier, la journée de réflexion « Écologie : quelle(s) conversion(s) ? » a réuni les « écolophiles » de toutes sensibilités au temple du Salin.

« Aujourd’hui, je prends le tram pour aller au centre-ville. Toi, tu prends le tram depuis longtemps déjà. Tu travailles dans le tram, et tu ne perds plus ton temps à chercher une place pour garer ta voiture. Si toi tu profites des transports publics, moi aussi, je veux en profiter ! »

 

L’écologie commence en communauté. Elle a besoin de la communauté, car avec elle, je découvre que je ne suis pas seul·e sur la terre, mais que je partage la terre avec d’autres humains. Et que les autres veulent vivre comme moi je veux vivre : respirer, boire de l’eau propre, manger sainement, se ressourcer dans la nature. C’est la première prise de conscience de l’atelier « Comment changer de perception ? ». Dans cet atelier, des paroissiens et des ami·es de l’Église réformée de Toulouse ont discuté la question de savoir comment la communauté nous permet de percevoir l’autre et nous-mêmes plus lucidement.

 

Le débat s’est inspiré du témoignage de Ming Cremel (EPU Lyon) présenté dans le livre Retours à la foi (éditions Ampelos) : « Si on est responsable, on est libre ». L’aspect de la foi qui l’a tout de suite intéressée, c’est « l’accueil des gens au temple, la joie et la paix… Dans mon cas, la foi a un grand impact sur la façon d’être : surtout sur la sensibilité à l’écologie. Maintenant, la foi chrétienne m’a donné une capacité et des outils de réflexion. J’achète au marché au lieu d’aller au supermarché. J’achète bio. J’apporte des aliments aux personnes qui sont dans la rue. Je réfléchis plus en termes : est-ce que c’est pour le bien de tous ? ».

 

Les participants de l’atelier ont partagé leurs expériences de communauté et repéré les qualités de la communauté chrétienne. Estelle Ramon souligne le fait que la communauté nous permet de faire une expérience réelle de notre responsabilité : en communauté, je me dépasse, je passe de l’avoir à l’être, et je découvre que le bonheur est dans le partage. La communauté permet à un individu de se réaliser en coopération avec l’autre, de découvrir des compétences qu’il n’a pas découvert en solitude.

 

Le pasteur Mino Randria focalise sur trois aspects : accueil, témoignage et confiance. La communauté « accueille » chaque personne, elle s’intéresse à elle dans son individualité avec son histoire de foi personnelle. Le fidèle se sent « en confiance ». Il a le droit d’être subjectif, il est libéré de la contrainte de justifier ou de défendre sa foi et son engagement pour l’écologie. Dans cette confiance, il est libre de « témoigner » comment lui, personnellement, veut s’engager pour l’écologie.

 

Henri Jourdain a souligné l’importance de coopérer également avec celles et ceux qui ne sont pas religieux. Un chrétien peut coopérer avec un autre engagé en politique ; ces deux peuvent travailler ensemble parce qu’ils ont les mêmes objectifs : promouvoir les transports publics, développer les énergies renouvelables, réduire les déchets, mettre en œuvre les préceptes écologiques.

 

Pour résumer, on peut dire qu’en communauté, l’individu fait une expérience de solidarité et de fraternité. Il change de perception : « quand je donne à la communauté, je ne perds rien. Bien au contraire : je gagne ». Il prend conscience du fait que les humains sont dans un rapport d’interdépendance. Et, par extension, que l’humanité est une grande communauté qui fonctionne de la même façon que la communauté d’Église.

 

 

 

 

 

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