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De gauche à droite, Vasyl, Tetyana et Galina. Vasyl et Tetyana (amis de Galina) sont arrivés plus récemment à Belfort
Mariée jeune avec Anatoli, ils ont eu trois fils. Première épreuve, l’un d’eux décède à l’âge de 27 ans d’un cancer. Soutenus par une foi fervente au sein de l’Église évangélique d’Ukraine, ils décident d’adopter trois jeunes enfants orphelins. Deuxième épreuve, Anatoli meurt brutalement d’une crise cardiaque, laissant Galina seule avec la responsabilité des enfants. Elle vivait tranquillement à Boutcha, quand l’irruption de la guerre et la destruction de son environnement proche (immeuble, voiture…) la soumettent à une troisième épreuve. Galina a dû se réfugier pendant presque un an dans les locaux de l’Église évangélique de Kiev. La Croix-Rouge internationale décide de l’évacuer vers la France, où après avoir transité par Nice, elle choisit de se fixer à Belfort.
Malgré toutes ces épreuves, la confiance en Dieu de Galina et en son Église est restée intacte, et c’est avec un sourire toujours très amical qu’elle fréquente tous les dimanches le culte, vissée à son téléphone portable qui lui permet de saisir le contenu des textes et prédications.
L’appropriation du français n’est pas sans difficultés. Galina a plus de 60 ans. En tant que réfugiée, elle ne peut croire que cette guerre va durer encore longtemps. Comme beaucoup d’autres elle se considère plutôt dans une situation d’attente de retour, de parenthèse. Le téléphone portable, utile dans les administrations, s’avère un frein à l’apprentissage effectif de la langue. Pour les plus jeunes, l’effort d’apprentissage de la langue est corrélé avec les progrès scolaires et à leur avenir en France : apprentissage d’un métier, demandes d’aide et d’intégration, etc.
Le soutien à Galina est assuré essentiellement par l’Entraide : démarches administratives (préfecture, établissements scolaires, etc.), soutiens moral et matériel. Galina est souvent en état de détresse et demande des aides urgentes auxquelles il n’est pas toujours facile de répondre. Mais sa reconnaissance et sa confiance nous obligent. Pour l’Entraide, c’est une priorité de fait face à sa situation.
