Le fort de l’île Sainte-Marguerite fut l’une des quatre prisons royales de la côte méditerranéenne. Comme dans le château d’If à Marseille, la tour de Constance à Aigues-Mortes et le fort de Brescou à Agde, des protestants y furent emprisonnés après la révocation de l’édit de Nantes, en 1685.
Le mémorial huguenot de l’île Sainte-Marguerite rend hommage à six pasteurs : Paul Cardel, Pierre Bruneton, Gabriel Mathurin, Matthieu de Malzac, Élisée Giraud et Gardien Givry. D’abord partis en exil, ils étaient revenus clandestinement en France pour prêcher l’Évangile. Mais ils sont arrêtés à Paris puis emprisonnés à Vincennes et à Sainte-Marguerite, de 1689 à 1725. Refusant d’abjurer leur foi protestante, ils s’encourageaient en chantant des psaumes qui pouvaient être entendus depuis d’autres cachots.
Installé en 1950 dans une cellule du fort, ce mémorial est placé sous l’égide de la Société de l’histoire du protestantisme français. Depuis 1985, il est abrité par le musée municipal de la Mer de la ville de Cannes, devenu musée du Masque de fer et du Fort royal. Vous pourrez y admirer une œuvre contemporaine, la Parole empêchée (2005).
En savoir plus : www.memorialhuguenot.free.fr
Informations pratiques sur le musée du Masque de fer et du Fort royal : www.cannes.com Horaires du musée, de juin à septembre : du lundi au dimanche, de 10 h à 17 h 45.
Le fort royal de l’île Sainte-Marguerite
© Kazimierz Mendlik/Wikimedia Commons
Lieux d’histoire et de mémoire :
