Une soixantaine de participants, venus des différentes paroisses du consistoire, se sont retrouvés dès le matin, chaleureusement accueillis par Mireille Nicoli-Martinez, Didier Calizi et son épouse, autour d’un café, de viennoiseries et de boissons fraîches. Après les mots d’accueil de Marlies Voorwinden, pasteure de la paroisse d’Arles, et quelques chants, la matinée s’est poursuivie par des ateliers en petits groupes jusqu’au déjeuner.
© Peter Vari
L’atelier peinture de fresques du matin
Un temple qui reprend vie
Construit en 1824 pour rassembler les protestants de la vallée, le temple de Mouriès n’accueille aujourd’hui que quelques cultes par an. Le voir reprendre vie nous a profondément touchés. Restauré entre octobre 2025 et mai 2026 grâce à l’engagement de nombreux bénévoles, le temple a bénéficié d’un nettoyage intérieur et extérieur, de la peinture des grilles et des portes, ainsi que d’un réaménagement de son mobilier. Cette renaissance doit beaucoup à l’engagement infatigable de Mireille Nicoli-Martinez, véritable cheville ouvrière du projet. Les 19 et 20 septembre 2026, à l’occasion des journées européennes du patrimoine, le temple ouvrira ses portes au public.
La matinée a permis à chacun de participer à deux ateliers parmi les douze proposés : contes, chant, création artistique, étude biblique, aumônerie des prisons, balade méditative… Des plus jeunes aux plus âgés, chacun pouvait choisir selon ses centres d’intérêt.
Ateliers et rencontres
© Peter Vari
Les cinq pasteurs lors du culte de l’après-midi
Au-delà de la richesse du programme, c’est sans doute la qualité des rencontres qui restera le plus longtemps dans nos mémoires. Entre deux ateliers, autour d’une table ou à la sortie du culte, nous avons pris le temps de nous écouter et d’échanger. Au fil de la journée, des visages inconnus sont devenus familiers, rappelant que l’espérance grandit aussi lorsque nous marchons ensemble.
Le repas partagé a prolongé ces moments de fraternité. L’après-midi, le culte organisé par la pastorale du consistoire a réuni plusieurs intervenants. Noëlle Lasalle, de Martigues, nous a offert un magnifique récit de l’histoire de Noémi. Et des musiciens, principalement de la paroisse de Salon, ont accompagné la célébration par leurs chants et leur musique. Nous avons également entouré de notre reconnaissance Cécile Plaâ, pasteure de la paroisse de Cavaillon-Luberon, appelée à poursuivre son ministère comme aumônière des hôpitaux à Lyon.
« J’ai beaucoup aimé le partage, mais aussi la variété des propositions de la journée, les contes, les chants, la balade… », nous a confié Michel, de la paroisse d’Avignon, à la fin de la journée. Jean-Claude, de la même Église locale, est également reparti enthousiaste : « J’ai été bluffé par l’atelier où je suis allé, les “composeuses”, par leur façon de travailler ensemble, de partager entre elles pour construire un conte. » Tous deux ont salué la qualité de l’organisation. Nous sommes repartis le cœur rempli de joie et d’espérance, parce que, le temps d’une journée, nous avons tous eu le sentiment d’appartenir à une même famille.
