Pâques Franco-Allemande

Belle tradition que cette célébration franco-allemande pour Pâques, un temps de fête pour célébrer la résurrection du Christ.

Le samedi de Pâques, un petit groupe dans l’église sombre de Cornebarrieu, accompagné avec les chants liturgiques de notre pasteur Lars Aue, a apporté la lumière dans l’obscurité avec de nombreuses bougies. Le dimanche de Pâques, en revanche, le culte franco-allemand a lieu dans le grand temple du Salin qui est plein à craquer avec une foule bigarrée. Les services religieux ne peuvent guère être plus différents. Pour la première fois la communauté allemande a vécu la nuit de Pâques dans une église sombre, tandis que la messe franco-allemande au temple du Salin fait partie depuis long- temps du week-end de Pâques des Allemands à Toulouse.

 

Une foule dans le temple Cette année encore, un petit déjeu- ner de Pâques a été organisé pour tous, avec des œufs colorés, des gâteaux en forme d’agneau pascal, de la brioche et des confitures maison. Les tables, joliment décorées, étaient toutes occupées et les conversations allaient bon train jusqu’au début de la messe. Nous avons déjà assisté à de nombreux cultes solennels dans le temple du Salin, mais jamais ils n’ont été aussi bien remplis que ce dimanche de Pâques, même les places de la galerie étaient occupées. La pasteure Agnès Vez-Desplanque et le pasteur Lars Aue ont animé le déroulement du culte en alternant le français et l’allemand.

 

L’année dernière, j’avais moi-même chanté lors du culte de Pâques en tant que membre de la chorale de la

 

communauté protestante allemande de Toulouse, et cette année, c’est la chorale de la communauté protestante coréenne de Toulouse qui a chanté pour nous. Un petit groupe, mais de qualité, a rempli l’église de chants magnifiques. Non moins belles, mais très puissantes et entraînantes, les voix de la grande paroisse ont ensuite résonné lors des chants communs. Quel beau et impressionnant souvenir que ce chant commun en français ou en allemand.

 

Mais le silence devant le tombeau

 

Les parties de la prédication des deux pasteurs ont abordé le thème du silence effrayé des femmes venues au tombeau et du vide du tombeau. La diffusion de la bonne nouvelle de l’Évangile n’a pas besoin d’être bruyante, elle peut aussi être vécue dans le silence et l’absence physique de Jésus ne signifie pas que Lui et la Parole de Dieu ne sont pas avec nous et au fond de nous. Surmonter la mort signifie pour les hommes se tourner vers la vie et l’amour de Dieu à tout moment et par-delà la mort. Le culte de Pâques comprenait bien sûr aussi la sainte Cène commune, distribuée par les membres de la communauté à tous les participants du culte assis sur les bancs. La distri- bution du pain et du vin a été accompagnée par le beau jeu d’orgue de Tamaki Bouchet.

 

Cette célébration franco-allemande, à laquelle de nombreuses personnes d’autres nationalités ont participé et collaboré, a été un départ par- ticulièrement beau et émouvant du dimanche de Pâques de cette année. Par beau temps, de nom- breux groupes sont restés ensemble devant l’église après le culte et ont échangé avant que chacun ne prenne son chemin.

 

C’est une belle tradition, d’autant plus à une époque où l’on devrait davantage célébrer le fait d’être tous unis.

 

 

 

 

 

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