prédication de la pierre plantée@D.
Schoenenberger
La fraîcheur matinale ayant obligé le port d’un pull ou autre vêtement « polaire », c’est donc quelque peu emmitouflées, que les 230 personnes (environ) ont pris place sur la pelouse aux abords du monument. Après quelques mots d’accueil de bienvenue, accompagnés de remerciements à l’égard de l’équipe locale pour son travail d’entretien et de préparation de ce haut-lieu parpaillot tarnais, sans oublier l’accompagnement musical de qualité (Estelle et David) bien restitué par la sono de Claude, le culte a pu débuter sous la conduite des pasteurs Marie-Françoise Vialard et Magali Schvartz accompagnées de Bernadette. Dans sa prédication (à partir de Jérémie 29,4-12 et Jean 11,21-26), Emmanuelle nous a parlé de la confiance en Dieu (espérance et résurrection), en l’abordant par la question du temps : passé, futur et présent. Il ne suffit pas de parler de la paix : il faut que j’aille me réconcilier avec mon frère, que j’apprenne à m’exprimer sans violence, à respecter mon interlocuteur. L’espérance aujourd’hui, c’est tout le contraire de la camomille ou du tranquillisant.
de la conférence donnée par E. Seyboldt@
D. Schoenenberger
La communion fraternelle
Après le repas « tiré des sacs » dans une bonne ambiance fraternelle, certains recherchant le soleil, d’autres l’abri du petit vent du nord, la conférence a pu commencer. « L’Eglise aujourd’hui… et demain ? ». Après une anecdote pour aiguiser la curiosité et la méditation sur le sujet, Emmanuelle a développé sa réflexion. Le monde change et l’Église aussi… ou plutôt, notre vieille Église doit changer ! Et le changement, ça fait mal ! Il faut s’appuyer sur nos qualités (fidélité à l’Évangile, lieu où l’on peut entendre parler de l’amour de Dieu, connaissance de l’histoire, fraternité et chaleur…) et être conscients de nos défauts (isolement, entre soi, complexe de supériorité…). Nous subissons les changements technologiques : il faut faire l’effort de les maîtriser. Pour ne pas les subir, il faut les penser. La solidarité doit être notre leitmotiv et nous devrions lui préférer le terme de « communion fraternelle ». Quant aux défis que doit relever notre Église, Emmanuelle a pris comme base de départ l’exemple du célèbre message du pasteur Martin Luther King en faisant le rêve d’une Église qui recrute assez de pasteurs, qui fait une animation jeunesse efficace et un travail formidable avec les jeunes familles, qui sait parfaitement accompagner les personnes souffrantes, etc. Et puis, une fois réveillée… et donc plus clairvoyante…
traditionnel rassemblement de la Pierre Plantée
@D. Schoenenberger
« Sur le fond, la question à l’origine de toute réforme de l’Église est celle-ci : quel message évangélique concerne nos contemporains ? Quand on aura répondu à cela, on réfléchira au moyen de le faire connaître. Il s’agit de savoir comment l’Évangile entre en dialogue avec nos préoccupations actuelles ».
Les défis de notre Église
Comment l’Évangile nous met-il debout aujourd’hui ? Où Dieu nous attend-il ? Quelles sont les questions les plus urgentes à aborder ensemble ? La pauvreté, le travail et le manque de travail, la préservation de la nature, l’accueil des personnes exilées, le dialogue des cultures, l’accompagnement de la vieillesse… S’en est suivi un échange franc avec les participants. On peut dire sans se tromper que le cru 2018 est une « bonne cuvée » : du fait de la présence d’Emmanuelle Seyboldt et la manière qu’elle a de s’exprimer, bien sûr, mais grâce aussi aux musiciens, à la sono et par l’affluence relativement nombreuse en cette fin de mois d’août.
Nota bene : le culte et la conférence ont été présidés ou/et concrétisés exclusivement par des femmes ! Alors, machos les protestants ? Que nenni !
