Septembre est passé et l’été s’est encore éloigné. Nous venons de vivre cette période dite « de rentrée ». C’est une période en général plutôt agitée, où souvent tout se bouscule, et pleine d’inconnu (que va-t-on faire cette année ?) ; avec ces nostalgies où l’on se rappelle les bons moments de l’été, avec des emplois du temps et agendas qui ont la mauvaise habitude de se remplir à toute allure. Donc un temps de déstabilisation pour nos petites habitudes ! Voici octobre ! Un moment où nous pouvons prendre le temps de la réflexion, avant d’entrer dans une période sombre, avec toutes ces cérémonies commémoratives que notre société nous impose régulièrement, Toussaint ou le 11-Novembre…
En ce début d’octobre, avant l’agitation ainsi médiatisée, profitons d’un peu de calme et adressons-nous à Notre Père pour lui demander : Aide-nous à réfléchir à ces questions sur lesquelles nous butons, nous n’avons pas de réponses assez claires pour nous apaiser.
Car très vite nous arrivons à ce temps où tout le monde va penser et parler de cimetière, donc de la mort, des morts, et surtout de toutes celles et ceux que nous y avons accompagnés.
S’interroger…
1ère question : pourquoi la mort et tout ce que nous y associons ?
2ème question : à quoi servent toutes ces commémorations de guerre, d’attentats, d’horreurs… ? On constate en effet que, les générations passant, les hommes ont plutôt tendance à oublier les causes et les conséquences néfastes de ces événements commémorés. Nous ne tirons nulle leçon de ces traumatismes du passé.
En conséquence, question essentielle : que faire face à toutes ces situations où la violence se déchaîne, entraînant des morts à n’en plus finir ?
… et se tourner vers ta Parole
Mais la vie est là ! Alors Père aide-nous à nous tourner vers ta Parole pour y voir un peu plus clair. Père, aide-nous à ne pas nous laisser submerger par tous ces cultes des morts qui fleurissent dans notre société. Ces cultes, ces cérémonies qui nous imprègnent lourdement de leurs représentations, de leurs images, de leurs gestes, loin d’une vie responsable et solidaire.
Nous le savons bien : Jésus, alors qu’un de ses disciples demande « Que faire pour te suivre ? », Jésus, ton Fils, a répondu : « Laisse les morts enterrer leurs morts et toi, suis-moi ! » (Matthieu 8.22) Ces paroles sont violentes. Elles nous bousculent dans nos petites habitudes, elles interrogent aussi nos réflexions personnelles quant à ce que nous vivons face à la mort.
Mais elles nous apportent la paix, elles nous laissent en paix, car ainsi nous pouvons nous positionner face à cet événement de la mort. Jésus répond tout net, direct face à une demande aussi directe : apprenons à entendre ce message aux moments nécessaires !
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PRIÈRE
Père, tu nous attends tous !
Père, tu as envoyé ton Fils Jésus sur terre pour nous parler et nous enseigner
Si nous nous reposons sur tes/ses paroles et acceptons de nous y affermir, nous découvrons que toi, Père, tu nous attends TOUS.
Comme dit Paul aux Thessaloniciens (I Thess. 4.13-14), « Père, tu ne veux pas et tu ne peux pas nous laisser dans l’ignorance de ce qui se passe après la mort ». Tu nous sais submergés par tous ces cultes des morts qui traversent notre société, tu sais aussi combien nous avons de peine à nous en défaire.
Oui, Père, notre Père, nous avons tant de difficulté à vivre ta parole, de simplicité et d’espérance. Elle traverse toute la Bible. À nos questions, tu nous réponds que tu nous accueilleras, que nous serons avec toi. Jésus le confirme à son compagnon de croix dans l’Évangile de Luc (23.43) : « Ce soir, tu seras avec moi dans le paradis… »
Merci Père !
Amen.
