Croire à une parole ?
Ce récit – sans geste thérapeutique autre qu’une parole qui ne dit pas en elle-même la guérison, mais qui envoie directement la faire constater – nous interpelle. Comment faire constater quelque chose que nous n’avons pas encore expérimenté ? Comment se mettre en route et croire que cette parole prononcée par le Christ sera effective ? C’est un des lieux où ce récit nous interpelle en nous rappelant qu’il faut parfois un pas de foi pour découvrir que cette Parole en laquelle nous avons mis notre foi n’est pas une parole en l’air, mais qu’elle peut radicalement changer nos vies.

Entrer dans la reconnaissance (© Pixabay)
Indifférents à la grâce ?
Ce qui me frappe également dans ce récit, c’est le fait qu’un seul homme revient en arrière pour rendre grâce. Comme si, pour les neuf autres, cette grâce particulière n’impliquait pas pour eux de revenir auprès de Celui par qui elle était arrivée ! Comme si elle était, quelque part, banale… un dû et non un don.
Alors que nous allons vers Pâques, je me suis mise à relire ce texte en m’interrogeant sur mon approche de la grâce de Dieu. Dans quelle mesure ne suis-je pas un peu comme ces neuf lépreux ? Oubliant Celui par qui elle m’arrive, oubliant de dire merci, ne mesurant pas toujours la valeur de la grâce reçue… combien elle m’a émerveillée, et qu’elle n’est en rien un dû, mais un cadeau merveilleux.
Une guérison plus profonde
À l’approche de Pâques, le lépreux samaritain me rappelle la valeur de cette grâce, qui me pousse à revenir auprès de Celui par qui elle m’arrive. Il me dit que ce retour pourrait être l’occasion de vivre une guérison plus profonde, une occasion pour (ré)entendre cette parole qui me (re)met en route : « Lève-toi et va, ta foi t’a sauvé ».
