En août 2018 et 2019, une tente est montée au col des Montets pour à la fois encourager les coureurs et prendre le temps de la louange, de la lecture biblique.
Un temps œcuménique et interreligieux qui a mobilisé les croyants, car ces coureurs sont aussi en quête : peut-être pas en quête spirituelle, mais les quêtes peuvent se rejoindre.
Anne-Marie Simond, catholique engagée dans cet Ultra-Pray confirme qu’il n’y a pas de nouvelle tente de prière prévue pour la prochaine édition de l’UTMB.
Mais d’autres initiatives voient le jour, car ces courses deviennent des événements de la démesure avec un respect tout relatif de l’environnement, une nuisance des plus problématique, des objectifs sportifs loin d’être en lien avec la nature et portés sur la performance pure… et pour certains, juste une case à cocher sur leur to-do list sportive, ainsi qu’un besoin viscéral de diffuser ces performances sur le plus grand nombre de réseaux sociaux.
Ainsi est née l’Ultra-sieste du Mont-Blanc en 2009 pour dénoncer le fait que la montagne est devenue un objet de consommation : installés en bord de course, les « siesteurs » ont sorti les chaises longues, le thé et les tartes… ainsi qu’une grande banderole invitant à la sieste. Par la suite, la manifestation « siestive » en bord de chemin s’est accompagnée de conférences sur la question du sport, de la performance, pour susciter du débat sur le sujet.
Peut-être y a-t-il quelque chose à penser et à inviter en liant l’Ultra-Pray et l’Ultra-sieste pour les éditions à venir !
