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Dix ans, c’est aussi la durée de la présence de Sandrine Maurot dans cette paroisse riche d’une diversité, d’un engagement et surtout d’une ouverture peu communs. Découvrons cette Église qui se dit « inclusive » au sens large, et ce n’est pas peu de le dire…
Implantée dans un quartier populaire, multiculturel et multiconfessionnel de Roubaix, l’Église dispose de locaux, aussi vastes que vétustes. Le temple, à l’architecture remarquable, fait l’objet de rénovations par tranches successives, au gré des financements et de l’urgence des besoins d’intervention. Deux bâtiments attenants complètent l’ensemble : l’ancien presbytère et les locaux de paroisse. La rénovation et l’entretien de ces derniers se fait notamment par des chantiers participatifs auxquels de nombreuses personnes prennent part « C’est aussi une porte d’entrée pour des gens qui arrivent dans l’Église, chacun peut trouver à s’investir en fonction de ses compétences et de ses envies » précise Thomas. Ainsi, Céline et Peter s’impliquent dans l’entretien du jardin dont l’existence illustre notamment l’engagement de la paroisse dans le label Église verte.
Quels sont vos défis pour l’avenir ?
Après dix ans de ministère à Roubaix, la pasteure Sandrine Maurot a quitté son poste à l’été 2026 pour la Région parisienne. Tout au long de l’année, la communauté s’est préparée à une période de vacance pastorale. Une formation « apéro-liturgie » a notamment été proposée une fois par mois pour constituer une équipe de liturges capables de préparer des cultes en binôme avec les prédicateurs laïcs qui officient. En réflexion également pour cette vacance pastorale, le regroupement possible des activités liées à l’étude de la Bible, les ABC de la Foi et les Traversées bibliques, car les personnes ressources pouvant les animer sont plus difficiles à trouver. Le Conseil presbytéral, partiellement renouvelé ce printemps a vécu un temps de retraite cet été pour se préparer aussi à cette année sans pasteur.
Thomas se veut confiant et serein pour la vie communautaire dont la dynamique se poursuivra également par la mobilisation des paroissiens. Le défi principal concerne la poursuite des travaux de rénovation des bâtiments, et notamment le toit du temple ! Et puis, les idées et envies ne manquent pas pour continuer d’enrichir les engagements nombreux de cette Église : poursuivre le processus d’inclusivité, renforcer les initiatives d’Église verte, redémarrer les activités de l’Entraide pour compléter l’offre des associations existantes, par exemple par des cours d’alphabétisation…
Oui, il y aura à faire pour toutes celles et ceux qui souhaitent rejoindre cette communauté protestante dynamique et engagée ! Alors, bienvenue, welcome, welkom, wilkommen, bienvenuti, witamy, tonga soa, bonvenon, boyeyi bolamu !…
