Camille Bonneville

Après avoir travaillé dans la gestion de projets en ONG, elle décide à 29 ans de changer de cap.

Je me suis installée il y a 6 mois au Moulin Bleu, un lieu acheté avec 15 ami·e·s dans le Loir-et-Cher. Entre potager agroécologique et hydroélectricité, notre lieu promeut un mode de vie résilient et solidaire ancré sur son territoire.

 

(© Moulin bleu)

 

Comment passer d’une carrière humanitaire au retour à la terre ? L’engagement est toujours présent, il a juste changé d’échelle et pris d’autres dimensions. Changer le monde commencerait avant tout au niveau local et individuel – c’est Gandhi qui me l’a soufflé –, mais avant de comprendre j’ai dû cheminer un peu… Jusqu’à mes 25 ans, inspirée par des années de scoutisme et de protestantisme familial, j’étais passionnée par l’action sociale et environnementale à l’échelle « macro ». Face à un monde de plus en plus anxiogène, ma course à « s’activer pour tout sauver » s’est essoufflée. Un nouveau terme est même apparu dans les médias pour désigner cette déprime qui touche les jeunes : l’éco-anxiété. Puis vint le constat que nous ne pourrions bâtir une société désirable avec des citoyen·ne·s tourmenté·e·s et qu’il faudrait cultiver les deux faces de cette même pièce qu’est le changement du monde : coupler l’action (collective et individuelle) à un travail de connaissance de soi, de lâcher prise. En somme, s’indigner, oui, comme le disait Stéphane Hessel, mais s’indigner sereinement.

 

Alors finalement, comment bouleverse-t-on la marche du monde au Moulin Bleu ? En s’alignant ensemble sur des valeurs, en y créant des projets, mais surtout en acceptant de ralentir et de s’émerveiller face à la rivière et à la lumière du croissant de lune à travers les branches comme ce soir. Tout simplement !

 

 

 

 

Lien site : lemoulinbleu.org

 

Lien podcast : lemoulinbleu.org/podcast-la-voix-des-oasis

 

 

 

#Actualité #Dossiers #écologie et justice climatique #Jeunes #Paroles

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