Ils ont beaucoup à nous apprendre.

Parfois je suis révoltée par la grande presse qui n’hésite pas à nous montrer les travers, défauts et échecs de l’humanité et étouffant les bonnes nouvelles, les témoignages d’espérance et de solidarité.

 Nous avons parfois l’impression qu’il n’y a pratiquement plus de chrétiens dans le Moyen Orient, qu’ils sont tous morts, ou, dans le meilleur des cas, réduits à mener une existence cachée. Or, il suffit de visiter l’expo sur les Chrétiens d’Orient à l’Institut du monde arabe pour être convaincu du contraire : les manuscrits, œuvres d’art et objets liturgiques prêtés par les communautés locales encore présentes dans le monde arabe, attestent bel et bien leur existence, plus encore, leur vivacité. Il y a là une bonne leçon de vie, de foi, d’espérance. Ils mettent en œuvre l’exhortation de l’apôtre Paul : « Puisque vous êtes élus, sancti?és, aimés par Dieu… par-dessus tout, revêtez l’amour : c’est le lien parfait. » (Colossiens 3.12-14)

 

Ils font fonctionner écoles, orphelinats, hôpitaux, même lorsque l’administration, les voisins, les leaders religieux fanatisés leur sont hostiles. C’est eux-mêmes qui disent que Dieu n’abandonne pas les siens. Ils le disent, parfois après avoir traversé des épreuves que nous avons du mal à imaginer ! Je pense ici au pasteur Mofed Karajaily de Homs, ville irakienne renaissant timidement de ses cendres, qui a lancé l’opération space for hope – un espace pour l’espérance – pour faire jouer ensemble les enfants sunnites, alaouites, chiites et chrétiens de toutes origines,tout de suite beaucoup de parents envoient leurs enfants.

 

N’est-ce pas un bel exemple de comment l’Église de Jésus Christ peut et doit fonctionner ?

 

Silvia ILL

 

 

 

 

 

 

 

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