Le mariage

Tout mariage doit être conclu à la mairie. Et pourtant, des couples viennent célébrer leur mariage dans nos communautés. Qu’est-ce qui se passe pendant, avant et autour d’un tel culte de bénédiction, qui a lieu à l’occasion d’un mariage ? Quelle sont les attentes – parfois cachées, non-avouées voire inconscientes, et qu’est-ce que l’Église protestante peut apporter aux couples demandant un culte de bénédiction à l’occasion de leur mariage ?

Avant toute chose, il faut savoir qu’un tel culte se prépare bien à l’avance avec le pasteur. Cette préparation permet bien sûr de « bâtir » sur la base de notre liturgie la célébration. Puisque dans la majorité des couples un des partenaires n’est pas d’origine protestante, ils découvrent souvent les fondements de la foi protestante lors de ces rencontres de préparation. Celles-ci ouvrent aussi le chemin pour s’approcher de manière plus décisive de l’Église.

 

Choix

 

Une fois pris le rendez-vous avec le pasteur, la première grande question concerne le « mariage œcuménique », comme on l’appelle bien souvent. Il faut dire tout de suite qu’il n’existe pas ! Il faut choisir entre un mariage catholique, avec la participation d’un pasteur, et un culte de bénédiction, avec la participation d’un prêtre. La question cruciale est : mariage catholique ou pas de mariage catholique ?

 

Même si la réponse à cette question n’a presque pas d’impact sur la forme et le déroulement de la cérémonie, elle peut avoir des conséquences insoupçonnées puisque la bénédiction au temple n’est pas reconnue comme mariage par l’Église catholique. Le partenaire catholique vivrait du coup en couple sans la reconnaissance de son Église.

 

@Shutterstock

Sérieux

 

Contrairement à l’Église catholique, le mariage n’est pas un sacrement aux yeux des protestants. Dans le protestantisme, il existe deux sacrements : la cène et le baptême. Il est vrai que le mariage est plus ancien que le Christ et que Jésus n’a rien dit de nouveau sur le mariage. Il est aussi vrai que pour les protestants l’aventure d’une vie commune est prise très au sérieux, même si le mariage n’est pas un sacrement. Ce sérieux se montre dans le don – pas symbolique du tout – d’une Bible lors du mariage. Ensemble, à deux avec Dieu, le couple est appelé à vivre dans la foi. La lecture de la Bible lui permet toujours de se recentrer sur la seule source d’amour qu’est Dieu. « Avec lui, le pardon est toujours possible, la joie toujours promise et l’amour toujours appelé à ressusciter. »

 

 

 

Je me demande…

 

Je me demande, si je peux me marier au temple, même si mon partenaire n’est pas protestant.

 

Vous êtes accueillis pour qu’ensemble nous puissions vivre un culte de bénédiction à l’occasion de votre mariage. Votre partenaire catholique, orthodoxe ou anglican est accueilli dans le temple comme un frère ou comme une sœur en Christ. Si votre partenaire n’est pas chrétien, il est accueilli au temple dans le respect mutuel des convictions.

 

Je me demande, si le mariage a moins de valeur pour les protestants, puisqu’ils n’en font pas un sacrement.

 

L’importance que les protestants donnent au mariage se montre dans le cadre qui est rappelé durant la célébration. Le couple s’inscrit dans la durée, s’engage à vivre dans le respect mutuel, dans l’amour et dans la fidélité et accepte la responsabilité d’être parents ; un joli programme.

 

Je me demande pourquoi les protestants marient des personnes divorcées.

 

Dieu offre en Christ son pardon à celles et ceux qui se reconnaissent pécheurs et il donne sa bénédiction aussi à celles et ceux qui ont vécu un échec dans leur vie de couple. La base de toute vie est le pardon. Sur cette base Dieu ouvre devant nous des chemins nouveaux et nous promet sa présence. L’Église veut et peut accompagner les couples sur ces chemins nouveaux.

 

 

 

#Actualité

À la découverte des protestants en région

NEWSLETTER

Pour aller plus loin

Serge Wüthrich distingué pour son engagement au service du dialogue judéo-chrétien
Fédération protestante de France
Serge Wüthrich distingué pour son engagement au service du dialogue judéo-chrétien
À l’occasion du 50ᵉ anniversaire de la Commission européenne luthérienne « Église et judaïsme », le prix décerné chaque année à une personnalité engagée en faveur du dialogue judéo-chrétien a été remis au pasteur Serge Wüthrich, président de la commission des relations avec le judaïsme de la Fédération protestante de France.
Trois questions à Frédéric Lère
Tarn
Trois questions à Frédéric Lère
Frédéric Lère expose en ce moment au Musée du protestantisme de Ferrières. Il nous explique son parcours et sa démarche artistique.
Retour du Synode national à Montbéliard 2026
Région Ouest
Retour du Synode national à Montbéliard 2026
Jean-Luc Cremer, président du Conseil régional de la région Ouest, revient sur le Synode national de l’Église protestante unie de France, qui s’est tenu à Montbéliard du jeudi 14 au dimanche 17 mai 2026 autour du thème : « Vivre l’Église universelle ».
Maintenir un lien
Sud-Ouest
Maintenir un lien
Dans les paroisses isolées, sans pasteur, des initiatives existent pour assurer des activités et l’entretien du lien entre paroissiens. Les études bibliques par téléphone dans le Comminges ou en visioconférence en région en donnent des exemples.
Mettre les Eglises en relation
Sud-Ouest
Mettre les Eglises en relation
Eglise et technologie
Et si un certain J.-C. avait utilisé les réseaux sociaux ?
Question d'actu
Et si un certain J.-C. avait utilisé les réseaux sociaux ?
Face aux like et aux haters, comment réagirait Jésus ? Comment transmettre et se faire comprendre par l’intermédiaire des réseaux sociaux ? Au final, une véritable rencontre n’est-elle pas l’essentiel ?
Dominique Imbert, présidente de la commission des ministères
Église protestante unie de France
Dominique Imbert, présidente de la commission des ministères
Dominique Imbert est présidente de la commission des ministères depuis juin 2025.
A Bellocq, une expérience qu’on voudrait partager
Béarn - Pays de l'adour
A Bellocq, une expérience qu’on voudrait partager
Cultes en visioconférence
Haters, « rageux » et autres justiciers du net
Actualité
Haters, « rageux » et autres justiciers du net
Qui a perdu deux ans d’espérance de vie (et parfois toute foi en l’humanité) en scrollant des soirées entières sur les réseaux sociaux le sait : tout propos un peu clivant ou simplement ironique mobilise instantanément une légion d’enragés prêts à courageusement insulter son auteur. Bienvenue dans la géhenne numérique !