Aussi loin que ma mémoire puisse remonter, il y a un phénomène naturel qui, à chaque fois, même encore à mon âge, me donne un sourire béat ; mon esprit s’évade et j’ai l’impression d’entrer en communication directement avec Dieu : lorsque les rayons du soleil traversent les nuages en d’immenses raies de lumière qui viennent bénir la terre. J’ai réalisé que je n’étais pas le seul…
Ma place dans l’univers
Les Égyptiens représentent ce phénomène avec des rayons de soleil se terminant par des mains ; les artistes baroques ont usé, pour décorer les églises, de ces rayons en bois doré sortant de la nuée… Alors oui, je ne suis pas le premier ni le dernier, mais en voyant ces rayons brillant dans les nuages, j’ai l’impression de faire partie d’un tout, d’un monde, d’un univers où Dieu communique avec nous et avec une grande bienveillance.
Et dans cet univers si vaste, si grand mais aussi si petit, j’ai une place. Ni au-dessus, ni en dessous, juste la mienne.
De la naïveté à la science

Comment ne pas réfléchir à notre place
dans l’univers devant tant de beauté ?
Je pars souvent pour de petites randonnées autour de chez moi, à travers les champs et les bois. Et mon esprit s’évade dans des pensées que l’on pourrait trouver enfantines. Qu’y a-t-il sous mes pieds ? De la terre et des cailloux, on est d’accord. Mais au-delà de ça, comment tout cela se forme-t-il ? Comment cela tient ? Et si on creuse… on arrive en Chine ?
Si je lève les yeux et que je regarde flotter les nuages, je me pose les mêmes questions. Je vous l’avoue, parfois cela donne le vertige. Mais au milieu de mes pensées, un animal traverse mon chemin et à chaque fois, je me dis : Mon Dieu, merci pour Ta Création !
Vous l’aurez compris, je ne suis pas un grand scientifique, tout juste un vague poète romantique. Et pourtant j’ai parfois l’impression que c’est en se posant des questions aussi simples et naïves que les miennes que les grands scientifiques partent à la recherche de ce que nous ne voyons pas. Et c’est sûrement pour cela que ces grandes découvertes de l’infiniment petit et de l’infiniment grand nous passionnent autant. Ne cherchons-nous pas, au final, Dieu dans ces découvertes ?
