L’égalité des pasteurs, un principe fondamental

Au sein de l’Église protestante unie de France, les ministres sont égaux entre eux. Pas de différence salariale tant sur des postes particuliers qu’entre femme et homme, comme le rappelle le paragraphe 1 de l’article 21 de la Constitution. Une égalité importante témoignant de notre ecclésiologie.

Quels que soient le lieu d’exercice du ministère et le type de ministère –  pastoral, aumônerie, animation jeunesse, animation biblique, informateur… –, il n’existe pas de hiérarchie. Tous participent à l’annonce de l’Évangile, à la mission de l’Église et au service des hommes et des femmes rencontrés et accompagnés.

 

Une autorité fonctionnelle est cependant attribuée à des ministères de responsabilité et de gouvernance. Cette autorité est bien liée à une fonction particulière guidée et limitée par les règles et décisions synodales de notre Église. En aucun cas elle ne donne un pouvoir à la personne qui l’incarne. Au contraire celle-ci est d’autant plus au service de chacun, de chacune et de tous. Elle participe à la mise en valeur des compétences et des charismes des ministres qui lui sont confiés. Élue, discernée, appelée à ces fonctions, elle est tout particulièrement à l’écoute des besoins, orientations, accompagnements ou formations nécessaires à l’exercice du ministère de ses collègues et à leur évolution.

 

Au fil des années, les profils changent, les compétences acquises s’affinent et se développent, les charismes se précisent, les découvertes et aspirations ouvrent à d’autres horizons, les événements de la vie participent eux aussi à ces évolutions ou les induisent. La prise en compte de ces réalités est essentielle, même si cela n’est pas toujours facile au vu des réalités ecclésiales et des postes disponibles. L’exercice de cette autorité fonctionnelle induit équité et décision juste afin de maintenir et de participer à cette égalité.

 

Vincent et Corinne Nême-Peyron (© Nême-Peyron)

 

 

 

 

 

#Actualité #Dossiers #Église protestante unie : dix ans !

Nos titres

Échanges
Ensemble
Le Cep
Le nouveau messager
N°446 - juin 2020
Le Protestant de l'Ouest
Le Ralliement
Liens protestants
Paroles protestantes Est-Montbéliard
Paroles protestantes Paris
Réveil

Pour aller plus loin

Vosges-Meurthe : Saint-Dié, Raon-L’étape, Senones et Baccarat
Dossiers
Vosges-Meurthe : Saint-Dié, Raon-L’étape, Senones et Baccarat
Un peu de géographie : notre paroisse, située sur les contreforts des Vosges dans le bassin de la haute Meurthe, est constituée des paroisses de Saint-Dié des Vosges et de Raon-Senones-Baccarat.
Protestants à Besançon : mémoire d’une minorité, foi en chemin
Dossiers
Protestants à Besançon : mémoire d’une minorité, foi en chemin
L’histoire des protestants de Besançon et de ses environs, du Pays de Montbéliard à la Suisse voisine, est riche et contrastée. Elle est marquée par des élans spirituels, des périodes de violence et d’exclusion, mais aussi par une fidélité durable, des reconstructions discrètes et un fort engagement social et éducatif. Se souvenir de ce passé ne relève pas seulement de l’histoire : il éclaire l’identité présente et ouvre des perspectives pour l’avenir.
Meuse-Sud : Bar-le-Duc et Saint-Dizier
Dossiers
Meuse-Sud : Bar-le-Duc et Saint-Dizier
Sauvés de l'extinction par les Alsaciens ! C’est au XVIe siècle que le protestantisme apparaît dans cette région, mais il disparaît rapidement suite aux répressions initiées par la Contre-Réforme.
Protestants dans le Jura : racines et renouveau
Dossiers
Protestants dans le Jura : racines et renouveau
De la Réforme jusqu’au début du XIXe siècle, aucune présence protestante durable n’est attestée dans le Jura. Cette situation s’explique par l’histoire politique et religieuse de la région.
Dijon : une présence rompue et reconstruite
Dossiers
Dijon : une présence rompue et reconstruite
En Bourgogne, les premières traces du protestantisme apparaissent vers 1530, par la diffusion de livres et l’arrivée de personnes « soupçonnées d’hérésie » (vaudoise ou luthérienne), sévèrement réprimées.
Épinal-Thaon : à travers les épreuves
Dossiers
Épinal-Thaon : à travers les épreuves
Au XVIe siècle (1544-1580), quelques habitants d’Épinal adhèrent à la Réforme sans pouvoir fonder d’Église, en raison de la politique répressive des ducs de Lorraine, fervents défenseurs de la Contre-Réforme. Environ quarante protestants s’exilent alors vers des terres acquises à la Réforme, notamment Strasbourg, Genève, Sainte-Marie-aux-Mines ou Montbéliard.
Montbéliard, une terre de réforme
Dossiers
Montbéliard, une terre de réforme
Le protestantisme s’implante dans la région de Montbéliard dès les débuts de la Réforme. Contrairement à la Suisse voisine, où la Réforme naît d’un large mouvement populaire, son adoption à Montbéliard résulta d’une décision politique : le comté était alors rattaché au Wurtemberg, dont le prince choisit d’introduire la nouvelle foi.
Belfort-Giromagny : L’enjeu de l’accueil
Dossiers
Belfort-Giromagny : L’enjeu de l’accueil
À l’époque de la Réforme, Belfort, sous domination habsbourgeoise, reste catholique, contrairement au Pays de Montbéliard voisin, converti au protestantisme.
Vésoul, entre héritage et défis contemporains
Dossiers
Vésoul, entre héritage et défis contemporains
Dès 1841, un document atteste l’existence d’une communauté protestante à Vesoul, fondée par trois artisans suisses ; les premiers cultes se tiennent au domicile de l’un d’eux. En 1842, la duchesse Hélène d’Orléans, protestante, offre à la jeune paroisse un service de communion en métal argenté, sur recommandation du pasteur Cuvier.