Promenades remarquables

De Saint-Jacques-de-Compostelle aux papes en Avignon, nos trois régions ont été marquées par de grands chemins de pèlerinage qui attirent aujourd’hui encore. Les motivations des « cheminants » sont de moins en moins religieuses, souvent spirituelles, parfois sportives. Les marcheurs sont en quête d'intériorité, de dépassement de soi mais aussi de partage. Ils relèvent un défi personnel ou veulent faire le vide.
Promenades remarquables

Le pèlerin et sa célèbre coquille (© Patrick Peycru)

Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle

 

 

En Provence-Corse-Côte d’Azur

 

Le GR 653 D (Via Domitia)

 

Saison idéale pour cet itinéraire : d’avril à octobre. Les secteurs au-dessus de 1 000 mètres peuvent être impraticables en avril : entre Montgenèvre et Briançon, Embrunais, tronçon Tallard-Le Caire.

 

Un chemin alternatif relie la Via Domitia au col de Larche et permet de relier l’Italie au GR 653 D, du col de Larche à Saint-Geniez dans les Alpes de Haute-Provence.

 

Le GR 653 A (Via Aurelia)

 

Allant de Menton (Alpes-Maritimes) à Arles (Bouches-du-Rhône), ce chemin traverse aussi le Var.

 

 

En Centre-Alpes-Rhône

 

La voie du Puy ou Via Podiensis est l’itinéraire le plus fréquenté. L’itinéraire a été aménagé à partir de 1970. Il devient alors le plus ancien « chemin de Saint-Jacques » ouvert en France. Il passe pour être le prolongement d’une voie d’Europe centrale, dite « Oberstrasse » (la « route haute »), que de nombreux pèlerins venant de Pologne, de Hongrie, d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse auraient emprunté pour se rendre au sanctuaire marial du Puy et de là à Saint-Jacques-de-Compostelle.

 

 

En Cévennes-Languedoc-Roussillon

 

Le chemin de Saint Gilles. Dès l’an mil, des pèlerins venant d’Orient et d’Italie passent par le port et sanctuaire de Saint-Gilles et traversent les terres du Comte de Toulouse pour gagner les Pyrénées et l’Espagne. Après les étapes de Saint-Gilles du Gard et de Montpellier, les cheminants traversent la vallée de l’Hérault et empruntent le GR 653. Entre garrigue et oliviers, à Montarnaud et à la Boissière, ils rejoignent l’abbaye d’Aniane puis celle de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert, par la traversée du pont du Diable.

 

www.chemin-compostelle.f

 

www.compostelle-paca-corse.info

 

www.chemin-arles-en-lr.com

 

 

Chemin Urbain V

 

Ce chemin porte le numéro GR 670 mais il est plus connu sous le nom de « chemin Urbain V ». L’objectif est de retracer la vie et l’œuvre d’un des Lozériens les plus célèbres : le pape Urbain V, qui a marqué de sa présence les départements de la Lozère, du Gard et du Vaucluse. Long de plus de 320 km, ce parcours se veut à la fois spirituel et culturel.

 

Il part de Nasbinals pour rejoindre Avignon, la Cité des Papes. Il traverse l’Aubrac, les Causses et les Cévennes et passe également par le Pont du Gard. Il permet de relier quatre sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce nouveau GR peut être parcouru en 15 ou 16 jours.

 

www.randonnee-urbain-v.com

#Dossiers #Le chemin : vers soi, vers l’autre

Nos titres

Échanges
Ensemble
Le Cep
Le nouveau messager
N°446 - juin 2020
Le Protestant de l'Ouest
Le Ralliement
Liens protestants
Paroles protestantes Est-Montbéliard
Paroles protestantes Paris
Réveil

À la découverte des protestants en région

Pour aller plus loin

Luberon : Sur la trace des Vaudois
Le chemin : vers soi, vers l’autre
Luberon : Sur la trace des Vaudois
Ce ne sont pas que des chemins, mais aussi des lieux à visiter dans le Luberon.
Des chemins protestants dans nos régions
Le chemin : vers soi, vers l’autre
Des chemins protestants dans nos régions
Plusieurs chemins de randonnée dans nos régions rendent compte de l’histoire du protestantisme en France et plus particulièrement de l’histoire de l’exil de protestants suite à la révocation de l’Édit de Nantes en 1685. Mais on y retrouve aussi l’histoire des Vaudois depuis le XVe siècle. Une belle occasion de découvrir à la fois les paysages de nos régions et ces pages d’histoire et de culture protestantes.
Parcours d’exception
Le chemin : vers soi, vers l’autre
Parcours d’exception
Des chemins traversent nos régions et mettent en évidence des paysages remarquables. Leurs difficultés demandent un certain entrainement physique pour partir à leur rencontre.
Plus de 1 000 kilomètres par an
En région
Plus de 1 000 kilomètres par an
Quand on demande à Michel Prat de parler de la marche, il devient intarissable. On découvre rapidement que, plus qu’un passe-temps, la randonnée est pour lui une véritable passion, voire un mode de vie. Si la marche est surtout synonyme d’effort physique, elle est aussi pour lui une recherche de sens. En avant ! Grimpons à sa suite les pentes abruptes de son parcours.
Marcher, c’est aussi protester
Le chemin : vers soi, vers l’autre
Marcher, c’est aussi protester
Par son occupation de l’espace, le marcheur témoigne de son existence. Il rencontre d’autres marcheurs. De marcheurs en marcheurs, la marche devient le lieu d’un engagement et d’une protestation.
Le chemin met l’esprit en marche
Le chemin : vers soi, vers l’autre
Le chemin met l’esprit en marche
Michel Paret est pasteur de l’Église protestante unie de France et grand marcheur (devant l’Éternel ?). Il livre, dans ce texte, son témoignage sur ce que le chemin et la marche mettent en mouvement dans sa vie spirituelle.