Du 27 mai au 3 juin derniers, en Ariège, dix ministres se sont ainsi penchés sur les apports de la pensée protestante à la pensée démocratique.
« L’ethos protestant n’est pas seulement tourné vers le capitalisme mais aussi vers le politique, souligne Olivier Abel. L’attitude générale consiste à dire que l’État n’est pas Dieu, que Dieu vient limiter le politique. Les institutions sont secondes mais importantes, au service de la société et non au service d’elles-mêmes. » Dans le sillage de penseurs protestants, les stagiaires ont notamment abordé la problématique de l’obéissance et de la désobéissance. Ils ont bénéficié des interventions d’Olivier Abel mais aussi du journaliste politique Éric Aeschimann, de la philosophe Marie Grand et de la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury.
L’environnement de la formation était particulièrement porteur puisque les stagiaires logeaient et étudiaient au château Marveille, aux Bordes-sur-Arize, une propriété familiale protestante depuis la Réforme.
L’an prochain, une nouvelle formation touchant au politique sera proposée aux pasteurs. S’intitulant « Heureux les artisans de paix. Ministère pastoral et tensions politiques », elle aura lieu du 1er au 7 avril 2027 à Saint-Malo. Soit quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle…
© P. Pianezza
Participants, animateurs et intervenants du stage « L’ethos protestant et l’esprit de la démocratie »
