
Sur fond de « You’re the first, the last, my everything » de Barry White, des enfants et des parents profitaient du bon air de la montagne et des batailles de boules de neige. Le slogan est revenu en 2022… mais est passé sensiblement inaperçu. Peut-être parce que la montagne a gagné bien trop d’adeptes durant ces dernières décennies, et que ceux qui pourraient rester à séduire ne sont pas en capacité de se payer des vacances aux sports d’hiver, synonyme de dépenses excessives, synonyme de luxe pour beaucoup.
La montagne est également devenue, ces dernières années, bien trop instagrammable… en hiver, en été, peu importe la saison, le selfie dans le spot à la mode est inévitable. Et c’est bien évidemment la montagne, la nature, la biodiversité, les animaux qui en pâtissent.
Pourtant, la montagne est un lieu de ressourcement indéniable, un lieu où la prière est presque évidente, un lieu de communion entre la nature et l’humain, entre l’humain et Dieu, un lieu où la petitesse de l’humain est incontestable… mais l’humain veut toujours prouver qu’il peut tout dominer, tout maîtriser, même l’immaîtrisable ! Cet hiver, il n’y a pas une semaine sans son lot de drames en montagne et, habitant à proximité de l’hôpital de Chambéry, il n’y a pas deux heures de temps sans arrivée d’hélicoptère, semaine ou week-end !
Et si nous reprenions notre place d’humains dans la Création et pas d’humains au-dessus de la Création, si nous prenions le temps de l’humilité et de la prière pour remercier Dieu pour ces montagnes magnifiques, pour ces lieux qui devraient être des sanctuaires pour la faune et la flore. Si nous respections simplement ce qui nous entoure, sans chercher avant et contre tout notre propre plaisir !
Peut-être que le dossier de ce mois-ci nous aidera à prendre notre juste place dans la Création.
Bonne lecture !
