Dans les quartiers, dans les villages, il est rare de ne pas trouver une église catholique !
Dans un petit village de Haute-Loire, pas d’église ni de culte catholiques : les paroissiens catholiques se rendent dans les villages voisins. Quant aux diverses communautés protestantes – nombreuses – elles poursuivent leur calendrier. Par conviction pour l’intérêt du partage et de la cohabitation œcuméniques, des cérémonies s’organisent lors de la semaine de prières pour l’unité des chrétiens. Mais que faire quand il n’y a pas de communauté catholique au village, quand il n’est pas possible de prévoir une célébration commune ?
Petit retour en arrière
Après des guerres où des frères se sont battus et tués, dans un désir et une recherche de paix, s’élèvent des voix pour souligner les incohérences de nos séparations et les besoins de rencontre fraternelle : l’œcuménisme naît, soutenu par des décisions de Vatican II et l’élan donné à tous, catholiques en premier lieu, et toutes les Églises chrétiennes du monde entier. Vous pouvez retrouver l’historique officiel sur le site de l’Unité des chrétiens.
Ainsi la semaine du 18 au 25 janvier (deux dimanches en 2026) est devenue « semaine de prière pour l’unité des chrétiens ». C’est une occasion formidable de rencontrer nos frères et sœurs de proximité : cérémonie unique en alternance chaque année, échanges de chaire… sans oublier les rapprochements liés aux grandes fêtes, Noël, Pâques…
Chaque année, l’Unité des chrétiens propose une liturgie, célébration que tous peuvent adopter ou adapter : une Église (pour 2026, l’Église orthodoxe arménienne) propose cette liturgie propre et offre une nouvelle façon de dire ou redire notre louange, notre foi, notre partage, notre unité.
Un œcuménisme de proximité
Par mon expérience, j’ai partagé des messes de voisinage, des réflexions sur nos différences ; plus tard, j’ai rencontré des Églises aux habits éclatants, aux gestes que je ne connaissais pas, et aux chants aux tonalités nouvelles. La sobriété protestante fait tache au milieu d’habits sacerdotaux historiques !
Retraitée à la campagne, j’ai découvert une semaine simple, de plus grande proximité : nous nous croisons dans les villages, les communautés s’invitent mutuellement l’été : ce sont des moments de convivialité sans revendication autre qu’un moment de plaisir. Cet œcuménisme simple permet des échanges de travail ensemble : lectures bibliques, chorale, lectio divina, comité œcuménique départemental.
Dans le petit village sans église catholique, dimanche 25, nous avons célébré le culte en utilisant les textes de l’Église orthodoxe arménienne : communion avec le monde entier alors que le village n’a pas 1000 habitants, souvenir des amis arméniens en visite ou en refuge dans la région.
À plusieurs lecteurs, en mode « psaume responsorial », avec de la musique orthodoxe, la communauté a partagé ces textes différents, pleins d’exaltation et de louange à notre Dieu, à Jésus le Christ par l’appel à l’Esprit pour reconnaître ensemble : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance. » (Éphésiens 4.4)
Affiche de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens de 2026
