Maison Albert Morlot

Jeudi 5 octobre 2017, la Maison Albert Morlot inaugurait ses nouveaux locaux, désormais situés à Décines dans la banlieue est de Lyon. Six mois après un déménagement rondement mené, cette inauguration mettait en avant une histoire déjà ancienne et une volonté toujours renouvelée de vivre pleinement les engagements de cette association d’être au service de nos aînés.

Le public était nombreux, ce jeudi 5 octobre, à Décines dans la banlieue est de Lyon pour l’inauguration de la Maison Albert Morlot : résidents, personnel, membres de l’association, élus des collectivités territoriales, représentants des organismes financeurs, amis des Églises locales protestantes voisines, etc., tous appréciaient de découvrir ces nouveaux locaux à la configuration fonctionnelle et adaptée, habillée de chaudes couleurs. Certains ne manquaient pas non plus de montrer leur satisfaction à voir le terme d’un parcours de plus de dix années. Olivier Martin, ancien président de l’association protestante Albert Morlot soulignait que ce projet avait été bien plus long que prévu initialement : « initialement, nous devions faire partie d’un projet beaucoup plus vaste, qui devait inclure une clinique portée par la Mutualité française. Puis, les autres partenaires du projet se sont tous retirés et nous nous sommes retrouvés seuls à un moment donné. Que faire ? Il nous a fallu du temps pour redéfinir notre projet et retrouver d’autres partenaires qui maintenant vont commencer à venir s’implanter avec nous sur le site. »

 

Inauguration de la nouvelle maison © Olivétan/GM

 

Une maison en pointe

 

Il est vrai que, pour l’instant, ce bâtiment flambant neuf paraît bien isolé au milieu de terrains encore en friche. Tout juste quelques grues et engins de chantier poursuivent-ils leur œuvre à quelques mètres de la Maison Albert Morlot, signe que bientôt d’autres pôles surgiront de terre, agissant dans le champ social et médico-social.

 

De chaudes couleurs et des locaux accueillants © Olivétan/GM

 

La Maison Albert Morlot est, elle, en service depuis le début du mois de mai, à l’issue d’un déménagement qu’on imagine titanesque. Le 10 mai, il a fallu quitter les anciens bâtiments qui étaient situés du côté ouest de Lyon, dans le IXe arrondissement. Après 137 années, il a fallu fermer la porte d’une longue histoire et de bâtiments, dont certains datant du XIXe siècle n’étaient plus adaptés et ne pouvaient plus être aménagés pour répondre aux normes actuelles et à venir de l’accueil des personnes âgées. En mai, grâce à une organisation millimétrée, au dévouement du personnel et au soutien des familles et de nombreux bénévoles venus donner un coup de main, les 65 résidents ont ainsi pu rejoindre cette nouvelle maison esthétique et fonctionnelle. « Alors que nous avions travaillé pour offrir à tous les résidents qui le souhaitaient de trouver avec eux une solution alternative à ce déménagement d’un bout à l’autre de l’agglomération lyonnaise, tous ont accepté de rejoindre Décines. C’est le signe que la préparation et l’accompagnement de la part de l’équipe, en particulier de sa directrice, ont été bien menés, mais aussi que le projet dans lequel nous nous étions lancés était pertinent », soulignait Bruno Marquet, le président de l’association protestante Albert Morlot, le soir de l’inauguration.

 

Une belle assemblée pour une nouvelle maison © Olivétan/GM

 

De fait, les personnes âgées ont rejoint une maison de 4600 m2, prévue pour accueillir désormais 80 résidents, dont quatorze places adaptées pour des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou de maladies neurodégénératives associées et dix autres places, dans des locaux à l’architecture et à l’aménagement adaptés pour des malades de la maladie de Parkinson, dont deux places temporaires pour permettre l’accueil de personnes résidant encore chez elles et à leurs aidants familiaux de pouvoir souffler. « Ceci fait de nous, un établissement en pointe dans ce domaine, seul établissement de la région Auvergne–Rhône-Alpes à proposer ce type d’hébergement et d’accompagnement », disait encore Olivier Marquet.

 

Myriam Préaux, aumônier des maisons de retraite lyonnaises © Olivétan/GM

 

Des racines protestantes profondes

 

137 ans plus tôt, les Églises réformées et les communautés évangéliques du Grand Lyon étaient déjà en pointe en ouvrant l’Asile Albert Morlot, destiné « aux messieurs âgés protestants ». Aujourd’hui, ces racines protestantes restent visibles dans la vie de la Maison avec de nombreux bénévoles engagés dans la vie de la Maison. Un aumônier protestant accompagne également les résidents et leurs familles dans cette étape de leur vie. Jusqu’en juin dernier, ce poste d’aumônerie était rattaché à un poste pastoral synodalisé de l’Église protestante unie de Lyon ; désormais, ce poste est entièrement pris en charge par l’Église protestante unie de Lyon et les trois maisons de retraite protestantes de l’agglomération. Nouvellement arrivée sur ce poste, Myriam Préaux, laïque déjà fortement engagée dans la vie de l’Église protestante unie de Lyon-Est, a accompagné ce temps d’inauguration en revisitant le texte des dix paroles, et plus particulièrement « tu honoreras ton père et ta mère. » Dans cette méditation, engageant chacune et chacun (résidents, personnel, bénévoles, élus ou simples citoyens) à donner de l’importance à nos aînés, elle rejoignait les trois axes du projet associatif de la Maison Morlot, rénové lui en 2016 : « défendre le vieillir debout, respecter la personne âgée dans ses richesses et ses faiblesses, cultiver la générosité et la fraternité. »

 

 

 

 

 

 

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