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Olivier Arnera
Qu’est-ce qui motivé le choix du thème 2026, « Faire langue commune » ?
Nous cherchions un sujet directement en lien avec les arts et les pratiques de la parole. Albert Camus disait : « Ma patrie, c’est la langue française ». Le français est en effet un bien commun, un lien commun. Il est aujourd’hui la quatrième langue parlée dans le monde, dans un large espace francophone. Ce sujet rejoint le thème synodal 2026 de l’Église protestante unie de France, l’Église universelle.
Quels choix artistiques reflète la programmation 2026 ?
Le premier choix c’est justement d’inviter à Lourmarin des artistes et des intellectuels qui viennent d’autres pays francophones comme la comédienne franco-suisse Irène Jacob ou la compagnie La Marelle de Lausanne. Notre festival fait aussi le choix d’inviter de jeunes compagnies qu’il voit ensuite évoluer. Nous avons également la volonté d’impliquer les jeunes, notamment avec un trophée de l’éloquence.
Quelles sont les innovations de cette année ?
Nous avons élargi notre proposition pour les jeunes publics : il y aura cette année des ateliers de lecture. Autre innovation : une compagnie va venir pendant deux jours faire travailler les festivaliers sur la construction de nouveaux mots, de mots qui nous manquent. Et nous terminerons cette sixième édition par un festival charivari, pour en revivre les grands moments. Ce sera une forme de salut final.
Qu’espérez-vous de cette 6e édition ?
Nous allons essayer de ne pas passer à côté des questions qui agitent le champ de la parole. Ainsi, lors de la Nuit de l’éthique, nous parlerons des mots du pouvoir, des mots qu’on nous impose, qui sont déjà des espèces de diktats. Nous sommes à l’heure où, tout à coup, se libèrent des paroles qui frôlent le racisme, racistes même. D’où la nécessité de parler de la langue comme lien commun.
Festival des arts de la parole : la programmation 2026
Les rendez-vous historiques : la déambulation du 3 juillet, « l’académie des francophiles », le stage de 4 jours et le concert Gospel le 9 avec Emmanuel Pi Djob, la Nuit de l’éthique sur « le pouvoir de la langue » le 10.
Tous les matins, des ateliers découvertes animés par un des artistes invités : la direction de l’acteur par Éric Checco, redécouvrir sa propre langue par Pierre-Philippe Devaux, la fabrique du discours par Olivier Arnera, Poésie, langue, révolte par Jean D’Amérique…
Deux spectacles en soirée, par exemple : Théodore Monod par la compagnie La Marelle le 5, un hommage à Devos le 6, Le fabuleux destin d’Amadou Hampâté Bâ et La Dame de fer le 11, le festi’charivari le 12…
Mais aussi un atelier pour enfants le 4, la librairie et la boutique du festival en continu et le bureau des mots les 9 et 10.
Et toujours : des interviews en public à 10 h 30, des films/débats à 15 h 30, des lectures pour enfants à 15 h, et les cultes (celui du 5 est filmé par France TV).
Sans oublier l’invitée d’honneur : Irène Jacob, le samedi 4 au château !
Les invités
Emmanuel Pi Djob, Cameroun
Eliott Janicot, Belgique
Bernard Coyault, France
Médéric Gasquet-Cyrus, France
Eric Checco et Amoutati, Côte d’ivoire
Naim Zriouel, France
Ismaël Saidi, Maroc
Marien Guillé, Inde
Marion et Alain Combe, France
La compagnie La Marelle, Suisse
Jean d’Amérique, Haïti
La compagnie L’Informel, France
Mariame Abdou, Madagascar
Pierre Croux, France
Sophie Deschamps, France
Tout le programme sur festivalartsdelaparole.com
